Antananarivo, 30 septembre, 19h52 – Un message aux acteurs du processus électoral. La mission électorale onusienne « encourage toutes les parties prenantes d’une élection présidentielle (…) à résoudre leurs différends de manière pacifique en utilisant les mécanismes et les cadres institutionnels établis par la Constitution », indique le communiqué de ladite mission, samedi en fin de journée.
⭕La mission « réaffirme l’importance pour toutes les parties prenantes au processus électoral de poser les jalons d’un processus électoral équitable et crédible ». Pour elle, cette démarche « produirait un résultat accepté de tous et reflétant la véritable volonté du peuple ».
⭕La délégation appelle « tous les acteurs de la société malagasy à s’abstenir de disséminer, et à combattre tout discours qui pourrait inciter à la haine, la discrimination, à la division et à la violence ». Elle réitère l’« engagement des Nations unies à appuyer le peuple et le gouvernement de Madagascar dans l’organisation d’une élection apaisée et crédible ».
⭕Ladite mission, conduite par Parfait Onanga-Anyanga, représentant spécial du Secrétaire général des nations unies auprès de l’Union africaine et chef de bureau des Nations unies auprès de l’organisation continentale, est à Madagascar du 26 au 30 septembre. Elle avait rencontré plusieurs acteurs de la vie politique malgache et les représentants de la communauté internationale. Elle a été déployée « dans le cadre de suivi des avancées réalisées dans la préparation de l’élection présidentielle du 9 novembre».
⭕Le collectif des onze candidats réclame un accord politique, la disqualification du président sortant et candidat Andry Rajoelina à cause de sa naturalisation française, la création d’une Cour électorale spéciale (CES) et la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Il avait qualifié de « coup d’Etat institutionnel » des décisions de la HCC. Il brandit un rassemblement sur la Place du 13 Mai lundi en cas d’absence d’entente.
⭕Andry Rajoelina affirme son intention de « prendre s[m]es responsabilités quand il y a des velléités de semer des troubles dans le pays et la quête d’intérêts pour une minorité ». Il projette de s’exprimer dimanche à 20h.
⭕La HCC s’est défendue des critiques dont elle fait l’objet et affirme avoir agi selon la loi. Le Premier ministre Christian Ntsay, lui, insiste sur l’élection du 9 novembre comme l’ « unique voie » possible du processus en cours.
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