Antananarivo, 4 Octobre, 6h28 – « Les portes du ministère de la Justice restent ouvertes ». Le ministère de la Justice évoque la nécessité de dialoguer alors que le syndicat des greffiers menace de lancer une grève générale et sans service minimum à partir de jeudi. «Nous sommes toujours ouvert aux discussions, (…) quel que soit les problèmes auxquels vous faites face il n’y a que le retour au dialogue qui nous permettra de trouver des solutions», lance Raby Savatsarah, secrétaire générale du ministère de la Justice à l’intention des greffiers lors de la cérémonie de lever de couleurs à la Cour suprême Anosy ce lundi.
En plus d’appeler à un retour au dialogue, Raby Savatsarah en appelle aussi à la prise de conscience des greffiers. « Nous vous appelons à prendre en compte tous ceux qui bénéficient de notre travail en ce moment » lance-t-elle à l’assistance. « Nous vous appelons ainsi à voir ensemble toutes les étapes que nous pouvons faire pour résoudre ce problème » poursuit-elle.
Les greffiers syndiqués laissent cependant entendre que l’heure des discussions et du dialogue semble dépassée. Ils affirment n’avoir reçu aucune réponse positive à leurs doléances suite à leur rencontre avec le ministère de la Justice. Ceux-ci réclament entre autres, et ce « depuis 10 ans, le versement de ses membres dans un des corps du personnel du ministère de la Justice selon leurs « diplômes » comme indiqué dans le décret 2005-397 », rappelle Alain Michel Randriamaro, président du syndicat.
« Le dernier versement a eu lieu en 2006 pourtant beaucoup de nos membres ont été diplômés après 2006 », explique le président. Selon les syndicalistes, « la réponse a toujours été négative car l’impact budgétaire d’une telle action serait assez lourde ». Le syndicat a ainsi décidé en assemblée générale d’entrer dans une grève générale, illimitée et sans service minimum à partir du 6 Octobre.
Photo : Ministère de la Justice














