Antananarivo, 30 septembre, 18h25 – Une réponse attendue. Andry Rajoelina, président sortant et candidat à la présidentielle, indique vouloir « s’adresser à vous (…), peuple malgache, mes amis dimanche à 20h », sur sa page Facebook, samedi après-midi. Il n’a pas précisé les canaux avec à travers lesquels il s’exprimera.
« Je dois prendre mes responsabilités quand il y a des velléités de semer des troubles dans le pays et de chercher des intérêts pour une minorité », réplique le candidat pour expliquer sa sortie. « Il y a eu des provocations, nous n’avons répondu, nous nous sommes tus », affirme-t-il. « Nous chérissons les valeurs malgaches que certains foulent au pied », poursuit-il.
Le collectif des onze candidats exige plusieurs points pour « élection apaisée et acceptée par tous », dans un communiqué lu vendredi. Il revendique la conclusion d’un accord politique, la disqualification de Andry Rajoelina à la présidentielle, la recomposition de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ainsi que la mise sur pied d’une Commission électorale spéciale (CES) et récuse le gouvernement. Il donne rendez-vous « à toutes les forces vives de la nation ainsi qu’à l’ensemble de la population sur la Place du 13 Mai lundi », en cas d’absence d’accord « dans les brefs délais ».
Le collectif des candidats avait pointé du doigt la validation de candidature de Andry Rajoelina, du fait de sa naturalisation française, et le transfert du pouvoir du chef de l’Etat à un gouvernement collégial par la Haute cour constitutionnelle (HCC). Il qualifie ces décisions de « coup d’Etat institutionnel » alors que la Cour d’Ambohidahy s’en défend et affirme avoir tranché selon les textes en vigueur.
Le Premier ministre Christian Ntsay avait insisté pour dire que le scrutin du 9 novembre constitue l’« unique voie » légale dans le processus électoral en cours. Il avait lancé une mise en garde contre des « velléités des troubles ».
Le Conseil chrétien des Eglises (FFKM) avait indiqué que le pays « traverse des moments difficiles » dans un communiqué du 27 septembre. Il évoque une « démarche pour faire se rencontrer les diverses forces politiques pour trouver une solution malgache, résoudre des problèmes entres Malgaches dans des discussions ». Ses dirigeants avaient rencontré une mission onusienne « de suivi des avancées réalisées dans la préparation de l’élection présidentielle du 9 novembre ».
Selon le calendrier établi, la période de propagande s’ouvrira le 10 octobre. Celle-ci prendra pratiquement fin le 8 octobre avec une silence électorale de 24 heure durant la journée du 9.














