Antananarivo, 26 novembre, 10h00 – Madagascar en dit plus sur sa position diplomatique. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République, parle d’“ouverture à tout le monde (…) pour nous [Madagascar] de cette situation”.
“On a déjà (…) dit haut et fort qu’on est ouvert à tout le monde (…) On peut travailler avec les Américains, les Français, les Russes, les Africains surtout car je suis Africain”, affirme-t-il dans une interview accordée à la télévision russe RT, diffusée le 20 novembre et partagée par l’ambassade de la Russie sur sa page Facebook.
Pour le président de la Refondation de la République, “dès que le partenariat est gagnant-gagnant et peut profiter au peuple malgache, nous, on est toujours prêts”. “On est ouvert avec tout le monde. On discute avec tout le monde”, affirme-t-il.
Pour l’instant, le président de la Refondation de la République affirme que Madagascar n’a pas encore fixé d’une manière concrète le cap de cette “ouverture”. “On est dans la phase où on étudie où est-ce qu’on peut avancer plus rapidement. Où est-ce que le peuple malgache peut bénéficier le maximum (…), où est-ce que le pays peut avancer dans la prospérité rapidement”, expose-t-il. “On essaie d’étudier tout ça, on n’a pas encore décidé avec qui on pourra travailler rapidement”, reprend-il.
Interrogé sur sa “position panafricaniste” et les relations de Madagascar avec la France, l’officier supérieur indique qu’“on n’est pas ici pour choisir de ne pas travailler avec un autre pays”. “Je pense que la France ne devrait pas avoir de souci là-dessus. On est ouvert avec tout le monde”, enchaîne-t-il.
Le Colonel Michaël Randrianirina ne veut pas donner au passage de l’importance à l’épisode de l’exfiltration du président évincé Andry Rajoelina et de l’éventuelle participation de la France dans l’opération. “Je n’ai pas eu la certitude que c’est la France qui a exfiltré”, nuance-t-il, avant proposer un autre “point de vue” sur l’exfiltration. Pour lui, ce départ “a facilité la mise en place d’une résolution qu’on souhaite durable”. Il parle de “la mise en place des autorités militaires capables de diriger le pays dans un dialogue national constructif et inclusif et dans la refondation qu’on souhaite mettre en place”.














