En Algérie, c’est l’association professionnelle des banques et institutions financières qui a
publié, ce 18 juillet 2020, la liste des produits agricoles interdits à l’importation, afin de
relancer l’économie nationale.
L’Algérie bannit provisoirement treize fruits (agrumes, abricot, cerise, pêche, prune, raisin,
poire, pomme, amandes, figues, grenade, nèfle, coing) pour lesquels elle estime avoir
atteint l’auto-suffisance. Cette nomenclature sera différente d’un pays à l’autre, le nombre
va varier selon chaque profil local, les fourchettes calendaires s’adapter aux périodes de
récolte dictées par la géographie et le climat, mais le principe d’un protectionnisme ne
prête pas à discussion.
«America First», l’Amérique d’abord, et seulement l’Amérique, avaient voté soixante
millions d’Américains en novembre 2016. La crise sanitaire du coronavirus a vu une
solidarité régionale européenne, que le politiquement correct «sans frontières» pensait
acquise, voler en éclats quand chaque pays unilatéralement s’est mis à s’enfermer
derrière ses Terminus (cf. VANF Antranonkala, 17 mars 2020) et que certains ont interdit
l’exportation de masques dont d’autres avaient cruellement besoin.
Cette crise sanitaire se double d’une crise pharmaceutique avec les plus grands
laboratoires qui échouent depuis sept mois à trouver la parade chimique à Covid-19.
Madagascar se redécouvre une pharmacopée traditionnelle illimitée dans sa «Nature Cinq
Étoiles» et il nous faut protéger cette matière première et la mettre d’abord à disposition
des Malgaches : «Madagasikara Aloha».
«Madagascar First» également dans la protection de l’agriculture locale et la valorisation
de nos matières premières jadis si sous-évaluées faute de la valeur-ajoutée par
transformation manufacturière. Sans être spécialiste en agriculture ni en économie, on
sent confusément qu’il y a là une articulation vitale pour un pays dit «à vocation agricole»,
surtout dans la période mondiale désormais appelée «après-Covid».














