Antananarivo, 22 Juin, 8h30 – Les États-Unis ont lancé dans la nuit de samedi à dimanche des frappes aériennes ciblées contre trois installations nucléaires iraniennes, à Fordo, Natanz et Ispahan. Le président américain Donald Trump a qualifié l’opération de “succès militaire spectaculaire” et appelé l’Iran à “mettre fin à cette guerre”, faisant référence au conflit avec Israël.
Selon les autorités américaines, des bombardiers B-2 ont mené l’offensive avec des bombes anti-bunker de type GBU-57, capables de pénétrer les structures souterraines les plus renforcées. Toutes les unités impliquées seraient sorties indemnes de l’espace aérien iranien. L’objectif affiché par Washington est de “détruire les capacités d’enrichissement nucléaire de l’Iran” et prévenir l’émergence d’un Iran doté de l’arme nucléaire, souligne Donald Trump dans une allocution télévisée.
Téhéran reconnaît des frappes aériennes “ennemies” sur ses sites nucléaires. L’Organisation iranienne de l’énergie atomique dénonce une attaque “barbare” qui viole le droit international, tout en affirmant que les frappes “n’arrêteront pas” le programme nucléaire du pays. Les autorités locales ont assuré qu’aucun danger de contamination radioactive ne menaçait la population avoisinante.
Dans une déclaration sur X, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtchi a promis des “conséquences éternelles” à ce qu’il qualifie de comportement “criminel” des États-Unis, assurant que l’Iran “se réserve toutes les options pour défendre sa souveraineté”.
Le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, de son côté, a salué une “décision audacieuse” de Donald Trump, estimant que l’action américaine marquait un “tournant historique vers la paix”. Israël a toutefois immédiatement relevé son niveau d’alerte sécuritaire et fermé son espace aérien, invoquant un risque de représailles. De son côté, le Hamas a condamné “une agression criminelle” et mis en garde contre une “dangereuse escalade”.
Aux Etats-Unis, les réactions sont contrastées. La décision de Donald Trump a été saluée par plusieurs figures du Parti républicain, qui y voient une réponse nécessaire face à la menace nucléaire iranienne. En revanche, des élus démocrates, ainsi que certains républicains, ont critiqué une intervention non autorisée par le Congrès. Le représentant Hakeem Jeffries a accusé le président américain d’avoir “induit le pays en erreur” et de risquer “une guerre désastreuse au Moyen-Orient”.
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a qualifié ces frappes de “dangereuse escalade” dans une région déjà instable. Il appelle toutes les parties à éviter un engrenage pouvant menacer la paix et la sécurité mondiales.
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