Antananarivo, 7 Octobre, 14h57 – Le prix Nobel de la paix attribué à des militants des droits de l’homme. Sur fond de guerre en Ukraine, le comité Nobel norvégien a décidé d’attribuer la distinction à l’opposant biélorusse Ales Bialiatski, à l’organisation de défense des droits de l’homme russe Memorial et au Centre pour les libertés civiles, une organisation non gouvernementale ukrainienne.
⭕ »Le comité Nobel norvégien souhaite honorer trois défenseurs remarquables des droits humains, de la démocratie et de la coexistence pacifique dans les trois pays voisins Biélorussie, Russie et Ukraine », a déclaré Berit Reiss-Andersen, présidente du comité à l’annonce des lauréats. « Les lauréats de cette année ont revitalisé et honoré la vision d’Alfred Nobel de la paix et de la fraternité entre les nations, une vision dont le monde a le plus besoin aujourd’hui », poursuit-elle.
⭕Ales Bialiatski milite pour la démocratie en Biélorussie depuis les années 1980. Déjà emprisonné entre 2011 et 2014, il a de nouveau été arrêté en 2020 suite à des manifestations de grande ampleur contre le régime. Actuellement en prison, il n’a jamais reculé dans sa lutte pour les droits de l’homme et la démocratie dans son pays, indique le comité Nobel.
⭕L’ONG Memorial pour sa part est la plus grande organisation de défense des droits de l’homme en Russie. Elle a été dissoute par la force par les autorités russes en 2021. Ses membres restent cependant actifs et refusent d’abandonner.
⭕Selon le comité Nobel norvégien, le Centre pour les libertés civiles s’est, de son côté, engagé pour identifier et documenter les crimes de guerre russes contre la population civile ukrainienne suite à l’invasion russe en Ukraine en Février 2022 et jusqu’à ce jour. « Le centre joue un rôle de pionnier en vue de tenir les coupables responsables de leurs crimes », indique le comité.
⭕343 noms dont 251 individus et 92 organisations ont été proposés pour décrocher la distinction cette année. Parmi eux le pape François ou encore la militante écologiste Greta Thunberg. Le nom du président Ukrainien Volodymyr Zelensky a aussi été proposé par des élus européens qui ont demandé par la même occasion un report de la date limite de nomination mais la demande avait été refusée par le comité. Le nom du père Pedro Opeka, proposé six fois au comité, n’a pas été proposé cette année.














