Antananarivo, 15 Janvier, 12h00 – Le ton est donné : celui du commandement de crise. Le Général Hajatiana Rasolomanana, qui vient de prendre ses fonctions de directeur général par intérim de la Jirama, se dit investi d’une mission précise qui est de redresser en urgence la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Entré en fonction mercredi, l’officier général s’est amené avec un plan qui s’attaque de front aux failles techniques, financières et humaines, qu’il indique avoir préalablement ciblé.
L’ordre d’opérations avait été présenté. Le Général Hajatiana Rasolomanana avance un plan d’action structuré autour du renforcement des capacités de production, la réduction drastique des délestages, la modernisation et la réhabilitation des réseaux et la réduction des pertes techniques et commerciales. La lutte qu’il veut “sans merci” contre la corruption est incluse dans cette stratégie opérationnelle. De même que l’optimisation du recouvrement et la sécurisation de l’approvisionnement en eau potable, expose-t-il.
“Cette stratégie s’inscrit rigoureusement dans la politique de réforme de l’État, alliant la continuité des chantiers entamés à des rectifications stratégiques nécessaires”, lance-t-il au cours de la cérémonie de passation qui a eu lieu mercredi après-midi. Le directeur général mise alors sur la solidarité et l’expertise interne de l’équipe de la Jirama pour garantir une gestion efficace et transparente de la compagnie.
Le concept HOPE (Humilité, Opportunité, Proactivité, Émulation) s’impose désormais comme nouveau code de conduite durant le mandat du directeur général par intérim de la Jirama. L’objectif est de “transformer la crise actuelle en un levier de renouveau, et où tout échec est désormais perçu comme un manquement grave aux devoirs envers la Nation”, souligne l’officier général.
Ce n’est pourtant pas une initiative isolée. L’État, à travers les ministères de tutelle de la Jirama, engage ses moyens pour soutenir le manœuvre de redressement de la compagnie. “Le ministère de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène a d’ores et déjà identifié les zones rouges en termes d’approvisionnement en eau potable. Et nous restons disposés à apporter nos appuis pour régler ces problèmes”, indique la ministre Anjaratiana Elia Razafindrianiaina.
Le ministère de l’Énergie et des hydrocarbures réaffirme également son soutien indéfectible au plan de redressement et à l’assainissement effectué au niveau de la Jirama. “Le plan de redressement financier adopté en avril 2025 est dans une phase d’implémentation. Un nouveau Conseil d’administration est également déjà en place et un Comité de redressement est en cours de création », indique de son côté le ministre Ny Ando Jurice Ralitera.
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