Antananarivo, 19 Octobre, 5h55 – Il est à peine 5h du matin, ce lundi 19 Octobre. Les premiers candidats au baccalauréat qui vont composer au sein d’un établissement catholique d’Anosibe patientent déjà devant le portail de l’école, attendant que les responsables les autorisent à entrer. Comme recommandé par le ministère, ils sont sur place, accompagnés de leurs parents ou de leurs proches, deux heures avant le début de l’épreuve de la première journée. Certains d’entre eux, lycéens à Analamahitsy, habitent Manjaka, Ilafy, Ambohitrarahaba, Analamahitsy. Ils ont dû quitter leur domicile dès 4h ce lundi matin.
Volasoa Nomenjanahary, parent d’un candidat, a quitté Ilafy très tôt pour accompagner son enfant vers son centre d’examen, situé à 15 km de chez eux, à 37 minutes en voiture. « On nous demande de venir à 5h, pourtant, à cette heure là, il n’y a pas encore de taxi-be », raconte-t-elle. Du coup, « nous avons malheureusement dû prendre un taxi pour que l’enfant ne soit pas inquiet », ajoute-t-elle.
Pour Maurice Ratiarivelo, parent d’un autre candidat, « un taxi tous les jours, cela ne va pas le faire ». Il a donc dû trouver une autre solution. « Louer une moto auprès d’un voisin pour accompagner le candidat de la famille », glisse-t-il. « A cette heure-là, prendre le bus n’est pas encore une option », ajoute-t-il.
Selon le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, organisateur de l’examen, les responsables de chaque centre d’examen doivent être présents sur place dès 5h du matin et accueillir les candidats de façon à ce qu’il n’y ait pas de longues files quand il faut passer les étapes du lavage des mains à l’eau et au savon ou au gel désinfectant et de la prise de température. « L’objectif est d’éviter que les épreuves démarrent avec du retard », souligne le ministère.
Plus de 164 000 candidats passent leur baccalauréat cette année, soit une baisse de 7% par rapport à l’année précédente. Plus de 71 000 candidats sont inscrits dans la province d’Antananarivo.
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