Antananarivo, 11 Décembre, 9h00 – Un autre genre musical malgache sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco. Le Tsapiky, genre musical né dans le Sud-Ouest de Madagascar, vient de faire son entrée sur la “Liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité”, indique le site web du Comité du patrimoine culturel immatériel. Son inscription s’est faite durant la réunion du Comité qui se tient actuellement en Inde, aux côtés de plusieurs pratiques et biens culturels immatériels de plusieurs pays et autres régions du monde, tels que le Joropo du Venezuela, la Fête de la Vierge de Guadalupe de la Bolivie, le Cuarteto de l’Argentine, le tissage de Sari du Bangladesh, l’art de la miniature de style Behzad d’Afghanistan, le Guruna du Tchad et du Cameroun, ou encore le Mvet Oyeng de la communauté Ekang du Gabon, du Cameroun et du Congo.
Le formulaire d’inscription à la liste des patrimoines culturels de l’humanité a été rempli et envoyé auprès de l’Unesco le 28 mars 2024, suivant les documents officiels fournis par l’Unesco. Le document précise les engagements de l’État à mettre en valeur et protéger ce patrimoine qui devient dès lors un trésor civilisationnel. Une démarche qui élève ainsi les stars du tsapiky, au rang de véritables légendes.
Le Tsapiky, suivant les explications de Julien Mallet, chercheur en musicologie expert en musique malgache, est né à la fin des années 70, par la rencontre de diverses influences musicales notamment venant d’Afrique par le biais des radios et l’industrie du disque à Antananarivo notamment Discomad. Il sera porté par la naissance des orchestres électriques selon cet expert et va conquérir l’île entière. Aujourd’hui, le tsapiky qui se caractérise par un rythme binaire, avec une place centrale pour le soliste à la guitare électrique, est connu de tous les malgaches. Des artistes comme Dedaky, Tiriky ou encore Rasoa Kiniky et plus récemment Liko Kininiky sont devenus des classiques des playlists malgaches.














