Antananarivo, 11 Décembre, 11h50 – Échéance critique. Le Congrès américain s’apprête à voter la reconduction de la Loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique (Agoa), dont le programme a expiré en septembre 2025. Le projet de loi de la 119ème session du Congrès, intitulé “Agoa Extension act”, présenté par le député Adrian Smith du Missouri, propose de prolonger la date d’expiration de l’Agoa à décembre 2028, avec une application rétroactive pour les articles couverts.
Le processus de vote avait été bloqué plusieurs semaines en raison du shutdown aux États-Unis. Le texte finalisé par la Commission des voies et moyens marque une avancée importante pour un dispositif qui soutient plus d’un million d’emplois en Afrique et des centaines de milliers aux États-Unis.
Le point le plus crucial de l’Agoa extension Act présenté par Adrian Smith est la prolongation du traitement en franchise de droits pour les importations africaines initialement du 30 septembre 2025 au 31 décembre 2028. Aussi, le sort de ces relations commerciales dépend de l’adoption de cette extension.
L’autre proposition capitale est la clause d’application rétroactive qui est décisive pour les importateurs. Si cette disposition devait être retenue, elle permettrait aux marchandises importées entre l’ancienne date d’expiration (30 septembre 2025) et la nouvelle date de promulgation de la loi d’être liquidées comme si le régime préférentiel était toujours en vigueur.
Puis, le projet de loi propose la prolongation des frais d’utilisateurs des douanes (Customs User Fees) jusqu’au 31 décembre 2031. Ce qui est un enjeu financier important. Des rencontres entre législateurs, diplomates africains et acteurs économiques sont par ailleurs prévues à Washington pour discuter de l’avenir de l’Agoa.
Pour le député américain, l’Agoa constitue un “outil de partenariat, de diplomatie et de développement économique”. Dans un communiqué publié ce jeudi, il souligne que “promouvoir la stabilité par le biais d’opportunités économiques en Haïti et en Afrique subsaharienne offre des perspectives aux consommateurs américains, crée de nouvelles chaînes d’approvisionnement et encourage ces pays à considérer les États-Unis comme un modèle de liberté politique et économique, plutôt que la Chine communiste”.
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