Antananarivo, 28 Octobre, 15h40 – La société civile exprime son soutien au projet de loi portant orientation générale du système éducatif à Madagascar. Même si les organisations de la société civile œuvrant pour l’éducation ne sont pas tout à fait satisfaites de la version du texte en cours d’adoption par le Parlement, elles estiment qu’il s’agit d’une « version acceptable ». Elles invitent le Parlement à l’adopter. Elles n’en recommandent pas moins quelques pistes d’amélioration et de réflexion.
Dans une lettre adressée aux parlementaires publiée jeudi, une demi-douzaine d’organisations évoquent l’urgence d’adopter le projet de loi « afin que les techniciens et acteurs de l’éducation puissent réfléchir sereinement et initier le processus d’élaboration du prochain plan sectoriel de l’éducation ». « 2022 est une année déterminante pour l’issue des politiques publiques en matière éducative », poursuivent-elles. Elles craignent que le contexte électoral de 2023 ne « mette en arrière-plan les discussions de fond autour des réformes ainsi que la mobilisation des acteurs ». Cette démarche permettra également « de tenir compte des engagements pris lors du récent sommet mondial de l’Education », soutiennent encore les signataires de la lettre.
Pour ce qui est des recommandations, les OSC souhaitent que les députés et les sénateurs se penchent sur le calendrier scolaire et universitaire qui, selon le projet de texte, n’est pas encore aligné au climat mais dont les impacts des aléas doivent pris en compte. Elles attirent également l’attention des élus sur « la faible prise en compte des conditions du personnel de l’éducation », et souhaitent que l’existant en matière de mise en œuvre du système LMD soit renforcé avant toute mise en place d’université de proximité.














