Antananarivo, 10 Juin, 13h55 – La plateforme présidentielle Isika Rehetra Miaraka Amin’i Andry Rajoelina (Irmar) à l’heure de la dénonciation. A l’entendre, les élections législatives du 29 mai ont été truffées de fraudes et d’irrégularités. Elle parle de “véritables opérations menées contre ses candidats dans de nombreux districts”. Elle compte donc sur la Haute cour constitutionnelle (HCC) pour “rétablir la vérité”, et “juger en toute justice et avec intégrité”, “pour que les auteurs de fraudes, d’irrégularités et de corruptions ne soient pas élevés au rang de députés”.
La plateforme Irmar indique avoir les preuves de ces fraudes et irrégularités et assure les avoir portées devant la HCC. “Contrairement à d’autres qui se contentent de crier aux fraudes mais qui n’ont ni des preuves ni le courage de porter ces preuves devant la HCC”, comme l’a indiqué le député en exercice Paul Bert Velontsara, porte-parole des candidats Irmar au cours d’une rencontre avec la presse.
La plateforme Irmar espère ainsi qu’avec les preuves qu’elle aura déposées devant la HCC, celle-ci corrige les tendances publiées par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). “Nous rappelons que la Ceni ne publie que les tendances des résultats, mais que c’est la HCC qui est habilitée à publier les résultats officiels et qu’elle peut rectifier les tendances quand elle aura vérifié la véracité des preuves qui lui sont soumises”, insiste celui qui est également candidat dans le district de Port-Bergé.
Limitées à 15 222 bureaux de vote sur 28 124, les tendances publiées par la Ceni jusqu’à vendredi ne donnent pas d’indices sur le nombre de sièges que pourraient avoir remporté les différents candidats et listes de candidats. L’organe de gestion des élections avait même décidé de ne plus publier les tendances des résultats de certains districts où il y a eu des contestations bien avant de décider d’interrompre la publication des tendances.
La plateforme Irmar affirme néanmoins qu’il est “logique qu’elle remporte la majorité des sièges dans la mesure où elle a eu des candidats dans toutes les circonscriptions”. “La plateforme de l’opposition, elle, ne pourra jamais obtenir la majorité absolue parce qu’elle n’a eu que 66 candidats”, martèle encore Paul Bert Velontsara. Celui-ci estime ainsi que “le Comité pour la défense du choix du peuple (KMSB) n’a pas d’assise légitime mais juste mise en place pour semer les troubles dans le pays”.














