Antananarivo, 18 Décembre, 14h50 – L’observatoire Safidy revient sur le choix des autorités de faire passer le nombre des sénateurs de 63 à 18. Dans sa déclaration préliminaire post-électorale, le mouvement soulève que « la réduction sévère du nombre des sénateurs risque d’affaiblir leur rôle de législateurs et de défenseurs des intérêts des collectivités territoriales décentralisées ». Il parle même d’une « menace sur la représentativité », craignant que les sénateurs élus et les sénateurs désignés ne représentent pas toute la diversité de la société.
« Le Sénat représente les collectivités territoriales décentralisées et les forces économiques, sociales et culturelles, et à ce titre peut jouer un rôle dans la mise à jour des lois en faveur du développement social, au niveau régional et communal », souligne l’observatoire. Cependant avec deux sénateurs élus pour représenter chacune des six provinces, trois sénateurs désignés pour représenter les forces économiques, sociales et cultures et trois autres pour des compétences particulières, la représentation risque d’être biaisée.
L’organisation conclut alors sur une note de regrets : « Safidy déplore que la révision du nombre des sénateurs et la détermination de la circonscription électorale n’aient pas été basées sur ces exigences de représentativité au niveau d’une institution importante pour l’exercice de la démocratie ». Dans sa déclaration, elle rappelle le motif de la réduction du nombre des sénateurs qui, selon le président de la République est « d’ordre économique pour servir à la construction d’infrastructures ».














