Antananarivo, 1er Septembre, 16h45 – Manifestations d’intérêts. Une centaine de jeunes se sont déjà inscrits au concours visant à sélectionner les bénéficiaires de la formation de techniciens en solaire photovoltaïque qui sera ouverte au Lycée technique professionnel à partir de la prochaine année scolaire 2024-2025. Une présentation au public de cette formation a eu lieu samedi.
Cette formation est offerte aux jeunes par rapport aux besoins des professionnels du secteur. Elle s’étale sur huit mois et sera dispensée en alternance, dont à 40% au niveau de cet établissement d’enseignement et à 60% auprès des entreprises partenaires du programme. Ce système permettra à ces entreprises d’embaucher directement ces jeunes, une fois leur formation achevée, explique Holiarisoa Ramananjanahary, censeur du LTP Alarobia.
L’objectif de la formation est de mettre à disposition du marché des techniciens qualifiés directement opérationnels dans le domaine mais également pour favoriser l’emploi et renforcer les liens entre ce centre et les entreprises qui opèrent dans ce secteur. Il s’agit d’une toute première, confie la responsable du LTP.
La ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle Marie Marcelline Rasoloarisoa s’est réjouie de l’engouement des jeunes s’intéressant à ce domaine qui, d’après ses explications, seront en mesure d’apporter des produits ainsi que des solutions par rapport aux défis énergétiques de Madagascar.
L’importance de cette formation avait été avancée, compte tenu des besoins actuels en techniciens qualifiés dans le domaine du solaire photovoltaïque à Madagascar. Et que ces besoins seront encore amenés à se multiplier avec les nombreuses centrales solaires qui sont prévues être développées au pays.
Une formation identique est déjà annoncée au LTP Toliara, toujours en collaboration avec le projet Promotion de l’électrification rurale par les énergies renouvelables (Perer) de l’Agence de coopération allemande (GIZ). Le déploiement de cette initiative dans les zones à fort potentiel solaire du pays est également prévu.
“Ce n’est que le début de la coopération”, rassure la cheffe de la coopération économique à l’ambassade d’Allemagne, Antje Gollner-Scholz. Elle rappelle que l’énergie renouvelable est un des piliers de la coopération allemande, avec les trois autres secteurs que sont l’agriculture, l’environnement et la bonne gouvernance. Et les agences de la coopération allemande, la KfW et la GIZ y sont fortement impliquées, indique-t-elle.














