Organiser des rencontres pour mieux appuyer le monde rural, un secteur plein de potentialités mais encore peu ou mal exploité. Plus de 300 professionnels issus de 16 filières dont le riz, le maïs, le miel, les fruits et légumes ou encore la pisciculture, se donnent rendez-vous et donnent rendez-vous à ceux qui s’intéressent au développement rural, à la Foire internationale de l’agriculture (FIA), du 13 au 16 septembre, à la Zone Forello Tanjombato.
« Les administrations, les producteurs, les transformateurs, les exportateurs trouvent aujourd’hui une occasion de se rencontrer et d’échanger sur des sujets aussi essentiels pour notre pays que celui de l’agriculture », déclare Rivo Rakotovao, Président de la République par intérim, lors de l’ouverture de la 2e édition de la Foire internationale de l’agriculture (FIA) jeudi. Il met l’accent sur la rencontre des différents acteurs dans les filières agricole et agro-alimentaire dans son discours.
Rivo Rakotovao, qui s’est, à un moment donné, trouvé à la tête du ministère de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche ; rappelle le challenge dans lequel la Grande île s’engage: faire de Madagascar le grenier alimentaire de l’océan Indien. « Les défis sont là. Relevons-les !», exhorte-t-il.
Cette année, le ministère auprès de la Présidence en charge de l’Agriculture et de l’Élevage, co-organisateur de l’événement met en avant la valorisation de la production agricole. Le choix du slogan, « Sahia ho an’i Madagasikara », en dit long sur les intentions de cette deuxième édition de la FIA, pendant laquelle le ministère compte réunir tous les acteurs des secteurs concernés par le développement rural. Des expositions-ventes dans le domaine de l’agriculture attendront également les visiteurs.
Le challenge proposé est effectivement important. Selon une étude de la Banque mondiale en 2016, le secteur primaire, comprenant l’agriculture, l’élevage, la pêche et la sylviculture, « crée autour de 25 % de la valeur ajoutée nationale ». L’agriculture, à elle seule, fournit près de la moitié de la valeur ajoutée dudit secteur.
Le secteur agricole est le principal pourvoyeur d’emplois en milieu rural avec 85 % des emplois. L’étude établit que l’agriculture ne génère que « de faibles ressources pour les ménages même si elle forme la majeure partie de leurs revenus ». « Plus de 80 % des exploitations agricoles représentant les deux-tiers de la population figurent ainsi dans la catégorie des pauvres » tandis que l’activité agricole reste « majoritairement de subsistance ». « Au cours des 10 dernières années, les exportations de produits agricoles ont d’ailleurs constitué entre 25 et 35 % de la valeur totale des exportations », soutient le document.
Or, la potentialité agricole de la Grande île est là. Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage estime à 36 millions d’hectares les terres cultivables alors que trois millions d’hectares seulement sont exploitées. Une étude la Commission de l’océan Indien indique que 90% des terres arables de la sous-région se trouvent à Madagascar. « En organisant la production agricole de la grande île, il est tout à fait possible d’approvisionner la région de l’OI et même au-delà », conclut l’étude, d’où ce projet de faire Madagascar le grenier alimentaire de l’océan Indien.














