Antananarivo, 4 Décembre, 6h55 – Les services de la météorologie continuent de modifier de façon artificielle le temps. A la demande la Jirama, elle s’est à nouveau lancée dans une opération pluies provoquées du côté d’Andekaleka, samedi. L’objectif est de faire augmenter les niveaux des eaux des rivières qui font tourner les centrales hydroélectriques. Faute de pluies qui tombent de façon naturelle, celles-ci tournent au ralenti et ne produisent pas à pleine puissance.
« La centrale [d’Andekaleka] tourne au ralenti avec le niveau actuel des cours d’eau. Nous devons travailler avec la météo pour mener à bien cette opération de pluies provoquées afin d’augmenter le niveau de l’eau « , explique dans une vidéo Mamitiana Andriamahery, Chef de poste sous station Ambodivona. En raison de la faible pluviométrie, le réseau interconnecté d’Antananarivo (RIA) se trouve en proie à un déficit énergétique. La centrale d’Andekaleka qui, à pleine puissance, est prévue produire autour de 89Mw selon la Jirama, ne peut aujourd’hui produire que 46 à 68 Mw d’électricité. Le gap de production peut ainsi atteindre 20 à 40 Mw.
Toutes les conditions météorologiques semblent réunies samedi pour déclencher cette opération. Selon les services de la météorologie, il s’agit de faire grossir de façon plus rapide les nuages cumuliformes qui sont déjà dans le ciel pour favoriser la formation des pluies. Des sels de cuisine prétraités sont ainsi semés sur ces nuages pour les aider à grossir.
Outre l’opération pluies provoquées, la Jirama compte également augmenter la quantité de fuel qui alimente ses centrales thermiques en ces périodes de Coupe de monde et de fêtes de fin d’année afin de réduire les délestages. Après une rencontre vendredi avec les compagnies pétrolières, la quantité de HFO qui va être livrée au réseau interconnecté d’Antananarivo va ainsi passer à 400 m3 par jour au lieu de 300 m3 par jour. Celui-ci va passer à 75 m3 par jour pour les centrales en dehors d’Antananarivo.
En attendant, les coupures d’électricité à longueur de journée ou en soirée, ou même très tôt le matin, continuent de provoquer la colère de certains abonnés dans certains quartiers de la capitale, et ceux-ci le font savoir. Samedi en début de soirée, par exemple, les habitants de Tanjombato sont descendus dans la rue pour manifester leur mécontentement. Vendredi, des mouvements similaires ont déjà eu lieu à Itaosy ou encore Ampefiloha.














