Antananarivo, 11 Novembre, 16h25 – Le président du Groupement des entreprises de Madagascar (GEM), Thierry Rajaona, déplore le retard accusé dans la finalisation des contrats sur la mise en place et l’opérationnalisation des centrales hydroélectriques de Sahofika et de Volobe. Une tergiversation qui priverait le pays d’une énergie fiable et à un prix abordable, d’après ses explications lors d’un échange virtuel avec des journalistes, regrette-t-il mardi.
Car même si ces contrats sont bouclés, il faudra encore attendre jusqu’à cinq ans pour que ces centrales soient opérationnelles et injectent leur production sur le réseau de distribution d’électricité. « Nous devons encore donc souffrir du manque mais également du coût élevé de l’énergie », lance-t-il. Avant d’ajouter que c’est « la raison pour laquelle nous voulons alerter le gouvernement sur la nécessité de signer ces projets d’investissement le plus tôt possible ».
Le secteur privé n’est pas le seul à se pencher sur le sujet. Dans la Note de diagnostic pays que la Banque africaine de développement (BAD) avait préparée, vers la fin du mois de juillet, dans le cadre de l’élaboration du nouveau Document de stratégie pays (DSP) qui la liera avec Madagascar, cette institution financière recommande l’accélération de la conclusion de ces contrats qui sont déjà arrivés à maturité. La BAD soutient que l’amélioration de l’accès à l’électricité passe par le développement de ce genre de projet, la poursuite de l’extension des réseaux interconnectés et surtout le redressement de la situation financière de la Jirama.
La BAD parle d’une puissance totale installée d’environ 900 mégawatts en 2020. Le barrage hydroélectrique de Sahofika est prévu y ajouter 205 mégawatts. Celui de Volobe devra produire 120 mégawatts. Ces centrales proposeraient le kilowattheure à 5 cents de dollars à la Jirama, estime Thierry Rajaona. Ce qui est largement abordable par rapport au prix moyen du kilowattheure proposé actuellement à la compagnie nationale, avance-t-il.
Pour l’heure, les promoteurs de ces deux projets sont en attente de la finalisation des contrats des concessions et des contrats d’achat d’énergie. Ce qui devra se faire d’ici la fin de cette année pour Sahofika, d’après ce qu’avait annoncé le ministre de l’Energie Andry Ramaroson. C’est ce qu’espèrent également les promoteurs de Volobe qui prévoient de s’attaquer aux chantiers vers la fin de l’année prochaine.
Photo : Groupement des entreprises de Madagascar














