Antananarivo, 15 Novembre, 12h55 – Six ans après le lancement de l’appel d’offre internationale pour le développement du projet hydroélectrique de Sahofika, le contrat de concession est officiellement et définitivement signé. Après plusieurs années de négociations avec le consortium Neho, adjudicataire du projet, les autorités ont réussi à arracher des clauses qui paraissent plus avantageuses pour la partie malgache.
C’est ainsi que la durée du contrat de concession est réduite à 25 ans au lieu des 35 ans initialement prévus. Le coût moyen du kWh d’électricité passe également à 5,13 centimes d’euros au lieu des 5,85 centimes d’euros initialement prévus. « Cela peut même aller jusqu’à 4,85 centimes d’euros si nous respectons tous nos engagements », glisse Andry Ramaroson, ministre de l’Energie et des hydrocarbures dans son discours au cours de la cérémonie de signature des divers contrats liés au projet de Sahofika. A ces nouvelles donnes s’ajoute la prise de participation stratégique de l’Etat à hauteur de 20% au capital de Sahofika.
« Le projet voit le jour dans les meilleures conditions », martèle le président de la République qui insiste sur la nécessité de conclure des partenariats mutuellement bénéfiques entre les investisseurs et l’Etat malgache. « Le gain d’un centime au kWh est important pour un projet de 1600 gWh par an sur 25 ans », donne en exemple le ministre en charge de l’Energie, justifiant le temps pris par les négociations. La réduction de la durée du contrat de concession garantit également une « meilleure souveraineté du pays dans la gestion de l’énergie propre », souligne le chef de l’Etat.
D’une capacité garantie de 192 mW en saison sèche, le projet Sahofika est prévue produire jusqu’à 1.500 gWh d’électricité par an. Le contrat de concession est de type Build, Own, Operate and Transfer (BOOT). En d’autres termes, le développement, la conception, la construction et l’exploitation du projet sont confiés à l’investisseur sur une durée de 25 ans.














