Antananarivo, 17 Septembre, 8h55 – Un événement qualifié “d’historique” pour la gouvernance du commerce mondial. L’Accord de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) sur les subventions à la pêche est officiellement entré en vigueur. Quatre pays, à savoir le Brésil, le Kenya, le Vietnam et les Tonga avaient déposé leurs instruments d’acceptation “de cet accord lors d’une réunion extraordinaire du Conseil général de l’OMC, lundi. Ce qui porte le nombre total d’acceptations au-dessus du seuil des deux tiers des membres de cette institution requis pour que cet accord entre en vigueur.
En établissant des règles qui interdisent les formes les plus néfastes de subventions à la pêche, l’Accord de l’OMC sur les subventions à la pêche contribuera à protéger les stocks de poissons dans le monde et les moyens de subsistance de centaines de millions de personnes qui dépendent de la pêche pour se nourrir, se procurer un revenu et un emploi. Cet accord interdit alors les subventions à la pêche illégale, non déclarée et non réglementée, à la pêche de stocks surexploités et à la pêche en haute mer non réglementée.
“L’entrée en vigueur de cet Accord nous rappelle que bon nombre des plus grands défis auxquels nous sommes confrontés sont abordés plus efficacement au niveau multilatéral”, lance la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala. “Les peuples et les nations ont besoin d’un multilatéralisme qui soit efficace”, insiste-t-elle.
La patronne de l’OMC encourage fortement tous les membres restants à finaliser leurs acceptations sans délai. Ngozi Okonjo-Iweala indique d’ailleurs que l’une de ses principales aspirations est de voir l’Accord ratifié par tous les membres de l’OMC d’ici sa 14e Conférence ministérielle prévue en mars 2026.
Madagascar avait déjà été appelé à s’y engager, notamment dans le cadre du quatrième examen de sa politique commerciale au mois de février de cette année. De nombreux membres de l’OMC avaient demandé à l’époque à la Grande île de ratifier cet accord, mais pour l’heure, Madagascar ne l’a pas encore fait. .
Le président du Conseil général de l’OMC Saqer Abdullah Almoqbel annonce par ailleurs le dépôt “dans un très proche avenir” des instruments d’acceptation de cet accord par deux pays. Il s’agit de l’Oman et du Mali, d’après ce qu’il a indiqué.














