Madagascar lance un sprint vers l’identité numérique. L’Etat se fixe comme objectif d’enregistrer deux millions de personnes en seulement deux mois lors du lancement de la campagne d’enrôlement biométrique des citoyens malgaches âgés de 18 ans et plus. Ces personnes seront ainsi les premières à s’attribuer un Numéro d’identifiant unique (NIU), leur garantissant un accès simplifié à leurs droits et une protection numérique durable.
Il est question de recensement de citoyens. La campagne reposera alors sur une collecte de données biométriques multimodales, combinant la capture des empreintes digitales, du visage et de l’iris. Ces données, couplées aux informations biographiques, généreront ensuite le Numéro d’identifiant unique qui certifiera l’unicité de chaque individu dans le système national.
Pour les autorités, le succès de cette opération d’envergure, entièrement gratuite pour tous, repose sur un maillage territorial qui se veut rigoureux et l’engagement des forces vives de la Nation. L’Etat se donne ainsi les moyens pour relever ce défi. Il est annoncé le déploiement de 2 500 kits biométriques, dont 2 000 unités mobiles dédiées à la proximité et 500 kits pour les zones urbaines. Les centres d’enregistrement seront mobilisés six jours sur sept, avec une cadence quotidienne de 20 à 30 personnes par kit pour garantir une fluidité maximale. Et les agents qui y sont impliqués ont déjà bénéficié de formation, maîtrisant à la fois les outils de pointe et les techniques de sensibilisation pour accompagner chaque citoyen.
L’État avance ainsi dans la modernisation de l’état civil, avec l’enrôlement biométrique qui est conçu pour corriger les failles du système actuel. L’attribution d’un identifiant unique devra garantir l’unicité de chaque individu en éliminant définitivement les erreurs et les doublons du passé. Cette précision permet ensuite une gouvernance optimisée et une sécurité renforcée contre la fraude documentaire.
Cette initiative nationale est soutenue par la Banque Mondiale à travers le projet Prodigy. Elle s’inscrit dans la transition numérique globale de l’État, coordonnée par une collaboration étroite entre le ministère de l’Intérieur et divers départements ministériels.














