Le dossier Ambohimalaza est loin d’être clos et le procès doit encore attendre. La justice a décidé d’étendre l’enquête à d’autres personnes, annonce Fanirisoa Ernaivo, ministre de la Justice, vendredi, à Anosy à l’occasion de la rentrée judiciaire. Des hommes soupçonnés d’être les “sugar daddies” de certaines jeunes victimes de la soirée dramatique qui a vu la mort d’une trentaine de jeunes par intoxication sont désormais dans le viseur de la justice.
A en croire la ministre, seules quatre personnes avaient été entendues dans le dossier. “Les malades qui ont été évacués à Maurice ne figurent même pas parmi les personnes entendues”, regrette la Garde Sceaux. “Beaucoup de personnes peuvent être témoin de cette affaire Ambohimalaza”, poursuit-elle. Parmi les personnes que la justice souhaite interroger se trouvent des hommes qui sont soupçonnés de financer certaines jeunes femmes présentes à la fête d’anniversaire meurtrière. L’un d’entre eux aurait livré un véhicule et son épouse serait soupçonnée d’empoisonnement, raconte la ministre.
Fanirisoa Ernaivo évoque également des pistes “non négligeables” en parlant des nourritures, boissons, alcool, fumée ayant provoqué d’intoxication. A l’entendre, les dossiers médicaux avaient été récupérés par l’ancienne administration dans tous les établissements ayant pris en charge les patients, y compris à Maurice.
Le 14 juin dernier, la célébration d’anniversaire d’une jeune fille à Ambohimalaza a tourné au drame. Elle a causé le décès d’une trentaine de personnes parmi les convives et d’autres personnes qui ont dégusté des aliments servis lors de cette fête. Des femmes avaient déjà été officiellement inculpées d’empoisonnement dans le dossier devenu affaire d’Etat et dans lequel le président de la République de l’époque s’était personnellement impliqué. A l’époque, c’était Andry Rajoelina en personne qui avait annoncé la nature des poisons présumés avoir tué les victimes.














