Près de 500 apprenants issus de la première promotion formée selon l’approche par les compétences (APC) se préparent à passer les examens nationaux de l’enseignement technique cette année. Parmi eux, près de 300 sont inscrits au Brevet d’études professionnelles (BEP), prévu du 6 au 9 juillet, tandis qu’environ 200 candidats se présenteront au Certificat d’aptitude professionnelle (CAP), organisé du 13 au 16 juillet.
Ces apprenants, issus d’établissements publics et privés répartis dans plusieurs régions du pays, sont les premiers à avoir bénéficié de l’application effective de cette nouvelle méthode pédagogique. Celle-ci vise à rapprocher davantage la formation des besoins du marché du travail.
Selon Jean Rémi Randriantsivery, directeur des examens auprès du ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, l’APC permet de développer des formations qualifiantes répondant directement aux attentes des employeurs. “Le secteur privé et les entreprises participent à l’élaboration des référentiels, des curricula et même à l’évaluation des apprenants”, explique-t-il.
L’une des particularités de cette approche réside dans la collaboration étroite entre l’État, les centres de formation et les professionnels. Les enseignements théoriques sont dispensés dans les Centres de formation professionnelle (CFP) et les Lycées techniques professionnels (LTP), tandis que les travaux pratiques sont réalisés sur des plateaux techniques ou au sein d’entreprises partenaires, avec l’appui de professionnels du secteur. Les sujets d’examen sont également élaborés à partir des compétences recherchées par les entreprises avant d’être validés par le METFP.
Les filières concernées comprennent notamment le textile, le tourisme, l’industrie et le génie civil dans les régions Analamanga, Boeny, Haute Matsiatra et Atsimo-Andrefana. À terme, le ministère envisage d’étendre cette approche au baccalauréat technique, au BTS et aux licences professionnelles. L’objectif est de former des diplômés rapidement opérationnels et mieux adaptés aux besoins du tissu économique.













