Dix décès. Le Centre des opérations d’urgence en santé publique (Cousp) national vient de rapporter deux nouveaux décès dus à la Mpox à la date du 18 juin. Ces nouvelles pertes humaines portent à dix le nombre total de décès enregistrés depuis l’apparition de l’épidémie à Madagascar, en décembre dernier. Trois de ces décès sont recensés au cours de cette semaine, témoignant de la persistance de la circulation du virus dans le pays.
Selon le dernier bilan publié par le Cousp national, les deux nouvelles victimes sont une jeune femme de 22 ans résidant à Antalaha et un homme de 36 ans à Mahajanga. Le huitième décès, enregistré le 17 Juin au centre hospitalier universitaire d’Andohatapenaka Antananarivo, était un jeune homme de 20 ans. Ces trois décès concernent tous des personnes vulnérables, selon nos sources auprès du ministère de la Santé publique.
La Mpox continue de se propager dans plusieurs régions de Madagascar. Le bilan du 18 Juin rapporte également 27 nouveaux cas notifiés, dont 22 confirmés après analyses. Treize patients ont également été déclarés guéris. Les données du Cousp national font état de 405 cas positifs cumulés répartis dans 36 districts actifs au cours des quatre dernières semaines. Depuis le début de l’épidémie, le pays totalise 3 532 cas notifiés, dont 2 182 confirmés biologiquement. Au total, 1 617 personnes ont déjà guéri de la maladie.
Selon la porte-parole du ministère chargée de la Mpox, le Pr Diavolana Köcher Andrianarimanana, la Mpox est toujours présente à Madagascar et continue de se transmettre. “Les personnes présentant des symptômes sont vivement encouragées à se rendre rapidement dans un centre de santé, car la Mpox peut être mortelle lorsqu’elle n’est pas prise en charge à temps”, souligne-t-elle. La prise en charge précoce s’avère essentielle pour éviter les complications, voire la mort.
La spécialiste recommande également aux patients de suivre scrupuleusement les consignes médicales et d’éviter de quitter prématurément les structures de soins. Les personnes vulnérables telles que les femmes enceintes, les enfants, les personnes vivant avec le VIH, les diabétiques et celles atteintes de maladies chroniques, pouvant être sujets à des complications, devraient redoubler de vigilance.














