Antananarivo, 15 Octobre, 10h25 – Max Fontaine donne le ton. “Madagascar recherche des partenaires et non des donneurs de leçons”. C’est le message qu’avait lancé le ministre de l’Environnement et du développement durable à l’endroit des représentants des institutions de Bretton Woods, du système des nations unies ou encore du secteur privé qui avaient participé à la table ronde sur les financements climatiques à Madagascar.
Selon ce membre du gouvernement, Madagascar bénéficie déjà de nombreux financements climatiques. Ces financements sont cependant sous-optimisés, à cause notamment d’un manque de synergie, soutient-il. C’est la raison pour laquelle le pays cherche actuellement des partenaires avec qui il peut les optimiser avec une approche « d’égal à égal », avance le ministre Max Fontaine. “Nous cherchons aussi des partenaires qui comprennent l’importance de la synergie, avec qui nos efforts conjoints vont multiplier nos résultats”, poursuit-t-il.
L’organisation de cette table ronde par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) vise à réunir les partenaires au développement ainsi que le secteur privé afin d’attirer des financements climatiques publics et privés supplémentaires en faveur de l’action climatique. L’adoption d’une stratégie nationale sur le financement climatique figure d’ailleurs parmi les mesures de réformes convenues dans le cadre du programme sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD) avec le FMI.
Le besoin est énorme. La ministre de l’Economie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, rappelle qu’il faudrait 24,4 milliards de dollars jusqu’en 2030 pour la Contribution déterminée nationale 2 (CDN2). Ils se répartissent à 11.6 milliards de dollars pour l’adaptation, 7,3 milliards de dollars pour l’atténuation et 2.8 milliards de dollars pour les pertes et dommages.
Madagascar a ainsi besoin de 2,4 milliards de dollars tous les ans pour alimenter et soutenir cette stratégie. Or, la Grande île n’enregistre qu’à peu près 700 millions de dollars chaque année, déplore le ministre Max Fontaine. “Avec ce gap, et la non-disponibilité des fonds nécessaires pour financer cette stratégie, le coût de l’inaction est incommensurable”, lance-t-il. “C’est pour cela qu’il nous faudrait réussir à réduire ce gap de financement, d’à peu près 1,4 milliards de dollars tous les ans”, avance le ministre chargé de l’Environnement.
Il avait alors été souligné que le développement est indissociable de l’appréhension de la dimension climatique. “Nul ne contestera que le changement climatique a une grave conséquence sur la situation macroéconomique d’un pays avec une forte pression budgétaire, une baisse de la production agricole, une inflation ou encore une altération de la sécurité alimentaire”, conclut la ministre Rindra Rabarinirinarison.
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