Antananarivo, 28 Juin, 11h55 – “L’endettement doit être utile, et il doit aussi être libératoire pour l’Afrique”. C’est le message lancé par le président du Club des dirigeants de banques et établissements financiers du continent, Ngueto Tiraina Yambaye lors de l’ouverture du Forum d’été de cette association à Antananarivo. La gestion de l’endettement africain avait été discutée au cours de ce Forum.
L’objectif de ce forum d’été qui regroupe toutes les têtes pensantes des banques et établissements financiers d’Afrique était de trouver de nouveaux instruments financiers qui puissent faciliter l’endettement et le remboursement de la dette. Car bien que la situation dans des pays africains comme Madagascar ne soit pas alarmante, Ngueto Tiraina Yambaye souligne la nécessité de trouver des voies pour que cette dette ne vienne pas étrangler l’économie malgache.
Il avait alors été ressorti de cette concertation d’acteurs financiers l’importance de réformes règlementaires nécessaires et des alternatives à la dette publique. Et ce, en mettant l’accent sur les partenariats publics-privé et le développement des marchés de capitaux locaux. C’était d’ailleurs pour les participants l’occasion de présenter le Mécanisme africain de stabilité financière (AFSM) comme une solution potentielle pour offrir des refinancements à grande échelle et à coût abordable.
Le défi pour Madagascar c’est de s’assurer que la dette serve d’instrument pour financer son développement, et qu’il puisse contribuer à une croissance soutenue et inclusive. Et bien que le risque de surendettement du pays reste modéré, le Gouverneur de la Banky foiben’i Madagasikara, Aivo Andrianarivelo, préconise la prudence.
Néanmoins, Aivo Andrianarivelo estime que les dettes que Madagascar avait contractées “avait quand-même apporté des impacts”. Il explique que ces retombées expliquent que le niveau de surendettement de la Grande île soit maintenu à un niveau modéré. Car selon lui, si le Produit intérieur brut augmente, c’est parce que l’endettement avait apporté une création de valeur et de production.
Par ailleurs, selon le Fonds monétaire international (FMI), la dette publique africaine avait connu une croissance alarmante, passant de 38,4% du PIB en 2010 à 65,1% en 2021. Ce qui, d’après ce qui avait été exposé durant ce forum, soulève des questions importantes sur la gestion des risques et le soutien à la croissance économique.














