Antananarivo, 24 Mars, 6h32 – Mobilisation générale au niveau du Gouvernement. Chaque département ministériel est appelé à prendre ses responsabilités dans la mise en œuvre des actions préalables exigées par la Banque mondiale en vue du décaissement d’une aide budgétaire accordée par cette institution. Andry Rajoelina leur a même donné l’ordre d’accélérer la cadence pour permettre à Madagascar de bénéficier de cet appui, rapporte le compte rendu du Conseil des ministres de mercredi.
Le compte rendu de cette réunion hebdomadaire de l’Exécutif ne précise pas ces actions préalables que le Gouvernement doit mettre en œuvre. Il indique juste que certaines d’entre elles sont déjà entreprises et que d’autres sont en cours de mise en œuvre avec la sortie des décrets correspondants. D’autres par contre attendent encore leur démarrage.
Selon le compte-rendu du Conseil des ministres, l’appui budgétaire attendu de la Banque mondiale pour combler le déficit budgétaire s’élève à 200 millions de dollars. Le document de performance annexé à la loi de finances de 2023 parle pourtant de la somme de 100 millions de dollars. A ce montant s’ajoutent 200 millions d’euros de la Deutschebank, ainsi que les fonds prévus dans le cadre du programme de Facilité élargie de crédit (FEC) du Fonds monétaire international (FMI) de 48,8 millions de DTS.
D’après ce document budgétaire, le déficit global, sur base engagement, s’est évalué à 4287,6 milliards d’ariary. Il est financé à 89,6% par l’extérieur puisque le concours extérieur des partenaires techniques et financiers à travers les prêts projets et les aides budgétaires s’élève à à 3 843,0 milliards d’ariary.
Le financement intérieur est assuré notamment par l’émission des bons du Trésor et le recours aux avances statutaires auprès de la Banque centrale de Madagascar. Le montant de l’allocation de DTS du FMI utilisé dans la loi des Finances 2023 s’élève à 300 milliards d’ariary.














