Antananarivo, 11 Novembre, 6h15 – “Mais que se passe-t-il pour que l’on vienne perquisitionner chez lui un dimanche, un jour de repos?” Maître Nicole Andrianarivoson, avocate de Naina Andriantsitohaina, dénonce les procédures menées à l’encontre de son client. “Est-ce un homme dangereux pour qu’on vienne perquisitionner chez lui un dimanche”, s’interroge-t-elle en conférence de presse à Antanimena.
Outre la perquisition qui a été effectuée chez l’ancien ministre de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire dans le cadre de l’affaire SMGD-Cnaps, elle pointe du doigt ce qu’elle qualifie de “garde à vue” de son épouse qui pourtant “allaite encore son enfant”. A l’entendre, en l’absence de Naina Andriantsitohaina, c’est son épouse qui a été “emmenée par les enquêteurs” pour être “interrogée”. “Et pourtant, ceux-ci n’ont pas voulu lui remettre la convocation qu’elle avait demandée”, poursuit l’avocate.
Maître Nicole Andrianarivoson assure que son client n’est pas en fuite. “Il a juste pris du repos et a décidé de se déconnecter un peu”, souligne-t-elle, insistant que Naina Andriantsitohaina a beaucoup fait pour le pays. “Il fait certes l’objet d’une interdiction de sortie de territoire (IST) mais il n’est pas assigné à résidence et dispose de la liberté de circulation dans tout Madagascar”, ajoute-t-elle encore, laissant entendre que l’ancien maire n’est pas parti à l’étranger.
L’avocate rappelle d’ailleurs que l’ancien ministre a déjà fait part de sa volonté à porter tous les documents et toutes les preuves au moment opportun. “Quand il était maire, il s’est assuré que la SMGD paie devait à la Cnaps, mais cela ne relève plus de sa responsabilité quand il a été appelé à d’autres fonctions”, insiste-t-elle, soulevant que la Société municipale de gestion digitale a remboursé ses dettes jusqu’en mars 2024.














