Antananarivo, 28 Juillet, 7h20 – 5 738 millions de dollars. Soit 24 878,9 milliards d’ariary, l’équivalent de 34,3% du PIB de Madagascar. C’est le stock de la dette publique à fin mars 2023, rapporté par la direction générale du Trésor dans son dernier bulletin statistique de la dette (BSD) publié en juin. Ce document fait état de la dette contractée par l’administration centrale, de la dette garantie par le gouvernement central, de la dette des sociétés à participation majoritaire de l’Etat et des prêts rétrocédés, rappelle la DGT.
Cette dette publique est constituée à 82%, soit 4 689,2 millions de dollars, de dette extérieure. Le stock de cette dette extérieure à la fin du premier trimestre de cette année comprend des dettes de l’Etat envers les organismes internationales (66,5%). Il tient également compte de celles qu’il doit aux créanciers bilatéraux (15,5%), celles qu’il doit envers les institutions financières (12,8%), et ses dettes envers les banques commerciales (0,7%). Les 4,5% restants constituent des paiements qui n’ont pas été réclamés par les créanciers, détaille la direction générale du Trésor.
Le stock de la dette extérieure qui était à 4 569,9 millions de dollars en fin décembre 2022 est ainsi passé à ces 4 689,2 millions de dollars à la fin du mois de mars de cette année. La DGT explique cette légère hausse par les décaissements non négligeables dans le cadre du projet de développement du Port de Toamasina financé par l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica), de la Facilité élargie de crédit (FEC) du Fonds monétaire international (FMI) et de certains des projets financés par la Banque Mondiale.
Pour ce qui est de l’encours de la dette intérieure, il s’élevait à 4 550,58 milliards d’ariary à fin mars 2023. D’après toujours la DGT, cette dette intérieure est constituée principalement par les titres d’emprunt intérieur, qui représentent 79% des encours. Viennent ensuite les 20% de dettes envers la Banky Foiben’i Madagaiskara (BFM) et enfin celles envers des sociétés qui constitue le 1% restant.
Pour le ministère de l’Economie et des finances (MEF), la publication des statistiques et des rapports comme le BSD démontre la transparence dans la gestion de la dette publique. La ministre Rindra Rabarinirinarison a d’ailleurs rappelé l’importance de cette transparence lors de sa participation à l’atelier sur la dette qu’avait organisé l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), mercredi.
Pour le ministère, la transparence profite à trois catégories de parties prenantes. D’abord pour les autorités, puisqu’elle facilite les prises de décisions éclairées en matière d’endettement public. Puis pour les créanciers et les investisseurs, pour qui la transparence contribue à l’évaluation de la solvabilité du pays emprunteur et à la pleine compréhension des défis de la soutenabilité de la dette. Et enfin pour les citoyens, en les informant sur les décisions prises par les gouvernants en matière d’endettement public.














