Antananarivo, 8 Août, 17h05 – Finies les reçus griffonnés à la main. Désormais, chaque opération devra être documentée, datée, signée et traçable en ligne. Le décret officialisant la mise en œuvre de la “e-Facturation” a été validé en Conseil des ministres le 2 Juillet dernier, enclenchant le virage numérique de la fiscalité. Le dispositif entend moderniser les pratiques commerciales et administratives. L’objectif est de simplifier et automatiser les échanges, de réduire les coûts et les délais, tout en renforçant la traçabilité et la sécurité des transactions.
Concrètement, l’e-Facturation repose sur une plateforme centrale pilotée par l’administration fiscale, reliée à des systèmes homologués développés par des prestataires tiers. Ces outils, conformes à des normes techniques strictes, permettent la création, la transmission, le contrôle et l’archivage des factures numériques. Grâce à des interfaces de programmation (API), ils peuvent dialoguer avec les systèmes informatiques des entreprises, facilitant ainsi l’échange structuré des données. Cette interconnexion vise à assurer une couverture complète de la chaîne de valeur, du producteur au consommateur.
Tous les acteurs économiques seront concernés après effectivité de la phase test qui sera d’abord appliquée uniquement pour les grandes entreprises. En sommes, industriels, artisans, prestataires de services et commerçants, qu’ils opèrent en gros ou au détail. Les achats destinés à la revente ou à la transformation devront également être accompagnés de factures conformes une fois que le système aura été validé pour le cas des grandes entreprises. Pour les autorités, cette réforme marque une étape clé dans la lutte contre l’évasion fiscale et l’assainissement du climat des affaires.
Reste le défi de l’adoption. De nombreuses très petites, petites et moyennes entreprises (TPE/PME) ne disposent pas encore des outils informatiques ou d’une connexion stable. Le gouvernement assure que des campagnes de formation et un accompagnement seront mis en place pour éviter toute exclusion. L’enjeu est de taille et c’est de faire de l’e-Facturation un instrument de transparence et de confiance, tout en garantissant que les petits opérateurs ne soient pas laissés au bord de la route.
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