Remplir les caisses de l’Etat autrement que par de nouveaux impôts et taxes. C’est la proposition défendue par le président de l’Assemblée nationale, Siteny Randrianasoloniaiko, qui plaide pour la suppression de la Taxe sur les Véhicules à Moteur (TVM) et qui dit vouloir défendre cette proposition d’amendement lors de l’examen de la Loi de finances rectificative (LFR). A la place, il propose plutôt une meilleure application des règles de circulation et du système de contravention qui permettrait aussi bien d’améliorer la sécurité routière que de remplir les caisses de l’Etat.
“Dans le cadre de l’examen de la loi de finances rectificative, nous allons proposer et soutenir la suppression de la TVM”, écrit-il sur sa page Facebook ce jeudi. Il se dit convaincu que “l’on ne devrait pas continuellement à frapper d’impôts les citoyens”. Il insiste plutôt sur “la nécessité d’améliorer l’application des lois et la gouvernance”.
Dénonçant une “nouvelle charge” qui frappe “tous les propriétaires de voitures et motos, qu’ils respectent ou les règles”, il appelle à un “renforcement des contrôles routiers et au respect du Code de la route”. “Ce sont ceux qui enfreignent la loi qui doivent être sanctionnés par des contraventions”, martèle-t-il. Pour lui, “cela améliorerait la sécurité routière, réduirait les accidents et ferait rentrer de l’argent légalement dans les caisses de l’Etat”.
Dans sa publication, le président de l’Assemblée nationale parle d’une “taxe créée par les anciens dirigeants” et que les dirigeants actuels souhaitent “supprimer pour réduire les charges qui pèsent sur la population et pour faire régner la justice”. Supprimée en 2006, la taxe sur les véhicules à moteur avait été insérée dans le projet de loi de finances initiale de 2026, et n’a pas fait l’objet d’amendements par les députés malgré les premières interpellations lancées en novembre et en décembre 2025 sur les réseaux sociaux.
Une éventuelle suppression de cette taxe nécessiterait toutefois un ajustement budgétaire afin de maintenir l’équilibre budgétaire prévu. La baisse de recettes devrait alors être compensée soit par une réduction équivalente des dépenses prévues dans le PLFR, soit par l’identification de nouvelles sources de revenus équivalentes, soit par une combinaison de ces deux leviers.















