Antananarivo, 14 Juin, 21h22- « Les administrateurs civils ne travaillent pas pour un parti politique mais pour le peuple ». Les propos sont de Paolo Emilio Raholinarivo, président du syndicat national des administrateurs civils face à la presse ce lundi alors que le bureau national du Synad exhorte les membres du grand corps à n’arborer aucune couleur politique dans l’accomplissement de leurs tâches surtout à l’approche de l’éléction présidentielle.
Les membres du Synad indiquent avoir des difficultés dans l’accomplissement de leur travail à cause des pressions politiques de la part du parti au pouvoir ou de l’opposition. « Nous sommes neutres », lance le président du Synad. « Nous n’obéissons qu’à la loi, à la constitution, au peuple, aux institutions de la République et à l’administration publique », ajoute-t-il. Une manière pour le Synad de dénoncer l’ingérence des partis politiques dans les affaires publiques. Paolo Raholinarivo dénonce par exemple l’ingérence de certains députés dans la nomination ou l’affectation d’agent de l’Etat.
Afin de montrer cette neutralité, le Synad exhorte les représentants de l’Etat à autoriser toutes les manifestations politiques du parti au pouvoir et des opposants tant que celles-ci respectent les conditions prévus par la loi. « Ceux qui contreviennent à ces consignes ne seront plus des nôtres », prévient le Synad.
Comme lors de sa dernière sortie médiatique, le Synad réclame, une fois de plus, plus de considération envers le corps des administrateurs civils. « Selon la loi (…) un administrateur civil doit au minimum occuper un poste de un chef de service, ce n’est pourtant pas le cas actuellement », déplore le président du syndicat. Il a aussi dénoncé la précarité dans lequel vit de nombreux représentants de l’Etat notamment les chefs de district. » Certains d’entre eux vivent dans des poulaillers pourtant ils représentent le chef de l’Etat et le Premier ministre », poursuit-il.
Le syndicat demande aussi la création de commissariat général, une autre representation de l’Etat différente de la préfecture et du district. Le poste n’existe pas actuellement et pourtant le principe de sa mise en place est édicté par la loi.














