Antananarivo, 25 Juillet, 16h15 – Madagascar se prépare pour l’évaluation des risques de blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Pour ce faire, les divers acteurs concernés suivent une formation auprès du Service des renseignements financiers (Samifin) à Ambohijanaka. La formation vise à parfaire la méthodologie d’enquête afin d’évaluer au mieux les risques liés au financement du terrorisme à Madagascar. “Il s’agit de la façon de faire les enquêtes, pour voir où sont les risques afin de définir la stratégie de lutte”, explique Mamitiana Rajaonarison, directeur général du Samifin.
La formation focalisée sur l’évaluation des risques du financement du terrorisme est dispensée par des experts kenyans. Un choix qui n’est pas anodin, à en croire le DG du Samifin. “Lors de la dernière évaluation des risques que l’on a mené en 2017, celui en lien au financement du terrorisme n’était pas assez poussé”, confie-t-il, ajoutant que “les acteurs n’étaient pas assez experimentés. “Au Kenya, et en Afrique, ils ont plus d’experience car ils font face au terrorisme et sont habitués à lutter contre le financement du terrorisme”, explique-t-il alors.
Parmi les acteurs présents à la formation figurent des représentants du Samifin, du Bianco, de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites, du ministère de la Justice, du ministère de l’Economie et des finances mais aussi du secteur privé et des organisations de la société civile.
L’évaluation des risques de blanchiment de capitaux et du financement du terrorime est un préambule à l’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (LBC/FT). L’élaboration de cette stratégie fait partie des exigences du Groupe d’action financière (Gafi) afin de maintenir Madagascar hors de la liste grise des pays à risque pour le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Une prochaine évaluation de la Grande île est par ailleurs attendue au mois d’octobre.
Même si le terrorisme n’est pas présent à Madagascar, des mouvements de suspect terroriste sont constatés. “Il y a des personnes recherchées par Interpol qui passent à Madagascar, et si les personnes passent ici, l’argent aussi”, indique le DG du Samifin. “Le but est que Madagascar ne devienne pas une plaque tournante du terrorisme”, conclut-il.














