Antananarivo, 6 Décembre, 17h05– Quand Joel Andrianomearisoa revisite le sac Lady Dior et l’emmène dans son univers, celui-ci retrouve évidemment sa couleur originelle : le noir. Mais aucun autre ton ne vient parasiter le total noir fétiche de l’artiste malgache. Même les charms D.I.O.R. qui sont traditionnellement en métal doré se déclinent en noir.
?Le motif cannage cher à Christian Dior disparaît pour laisser place à une succession de feuilles qui, tel un livre, semble renfermer les secrets de celle qui va le porter. Un design qui est aussi lié à une de ses œuvres, le labyrinthe des passions, confie l’artiste dans la video de présentation de son travail. « The labyrinth of Lady Dior » sera d’ailleurs le nom avec lequel il baptisera cette œuvre unique
?Chaque année depuis 1996, la maison de couture Dior invite quelques artistes venus du monde entier pour revisiter son it-bag emblématique, rendu célèbre par Lady Diana à qui il doit d’ailleurs son nom. Et le sac de légende se métamorphose, quitte l’univers des ateliers Dior pour rejoindre ceux des artistes qui vont le transformer à leur guise et à leur image. Il n’est plus un sac de luxe qui coûte des milliers d’euros. Il devient une véritable œuvre d’art, parfois même un objet militant.
?Pour la cinquième édition du programme Lady Dior Art, ce sont dix artistes qui se sont prêtés au jeu, et Joël Andrianomearisoa fait partie des dix privilégiés de l’édition 2020. De la collaboration entre la maison Dior et l’artiste malgache naîtra deux sacs : un en cuir, un autre en soie de radzimir, ainsi qu’un livre qui raconte le projet, « un cadeau personnel » à celle qui va acquérir le sac. Son œuvre sera reproduite en édition très très limitée, et fera le bonheur des collectionneuses du sac iconique.














