Antananarivo, 1er Octobre, 6h53 – Le bras de fer n’est pas près de finir entre la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) et les marchands de rue du la rue Rainibetsimisaraka, le long de la Petite vitesse. La CUA entend ne pas reculer dans son initiative d’assainissement de la ville. Joint au téléphone vendredi, Rija Randrianarisoa, directeur des marchés auprès de la mairie d’Antananarivo, évoque l’existence de « plus 400 places disponibles au sein du marché de Petite vitesse ». « La commune a commencé l’assainissement et va poursuivre dans ce sens peu importe les mécontents », souligne ce responsable.
Les représentants des marchands informels, de leur côté, affirment cependant ne pas vouloir intégrer le marché communal. Ils disent ne pas apprécier les places qui leur sont assignées, dénonçant affirment être « placés parmi des marchands de légumes, ce qui n’est pas un bon emplacement pour leurs business ». Or « la plupart d’entre nous vendons des vêtements de modes, des accessoires ainsi que des appareils électroniques », soulèvent-ils. Ils prévoient ainsi une réunion pour discuter de la suite de la manifestation qu’ils ont effectuée vendredi.
Une rencontre a eu lieu vendredi après-midi entre les responsables municipaux et les représentants des marchands de rue. Les deux parties en sont sorties, campant chacune sur ses positions.
L’assainissement de la rue Rainibetsimisaraka a commencé il y a une semaine. Cette initiative a été prise suite « à la demande des habitants et des marchands détenant leur commerce à l’intérieur du marché », souligne encore Rija Randrianarisoa. Il explique également que cette décision est également motivée par la nécessité de dégager la rue de ces marchands, étant donné que c’est un axe stratégique. « De nombreux bureaux administratifs se trouvent sur cet axe à n’en citer que la poste malgache et le commissariat central », indique-t-il encore. Il précise d’ailleurs que ce ne seront pas seulement les marchands ambulants au niveau de la Petite vitesse qui seront enjoints de rejoindre les places règlementaires.
La capitale recense environ 40.000 marchands, formels et informels inclus. 8.000 seulement disposent de box en dur, les autres, soit 32.000, opèrent dans le secteur informel, sous des chapiteaux ou en tant que marchands ambulants, selon les statistiques de la mairie d’Antananarivo.














