Face aux effets du changement climatique, les femmes rurales élèvent la voix. Le projet HIAKA les soutient pour agir, s’exprimer et défendre leurs droits.
Par Fenontsoa Faramananjara
Janvier 2026
D’Avril 2024 à Novembre 2025, le projet HIAKA a accompagné une trentaine de leaders d’associations de femmes rurales issues de sept régions de Madagascar. Le projet a pour objectif de renforcer les connaissances des femmes rurales sur leurs droits, d’approfondir leur compréhension des enjeux du changement climatique qui y sont liés, et de consolider leur confiance ainsi que leurs compétences techniques afin qu’elles puissent s’exprimer et conduire elles-mêmes des actions de plaidoyer. Soutenu par l’Agence Française de Développement (AFD) et le CCFD – Terre Solidaire, le projet a été mis en œuvre par E-Tantsoroka – Fampandrosoana ny Maha Olona (E-TAFO) ; une association engagée dans la promotion des droits humains, en particulier le droit à un environnement sain, auprès des groupes vulnérables. Dans trois régions cibles (Analamanga, Matsiatra Ambony et Itasy), les communautés de base ont été sensibilisées aux problématiques auxquelles sont confrontées les femmes rurales face à la crise climatique, à travers des campagnes radiophoniques régionales et des discussions communautaires. Parallèlement, diverses actions de plaidoyer ont été menées auprès des entités et institutions locales, régionales et nationales (ministres et députés), notamment sur la question de la terre, afin de susciter une prise de conscience au niveau institutionnel. Au fil du projet, les femmes rurales ont gagné en assurance et se sentent désormais capables d’engager le dialogue au niveau communautaire comme auprès des autorités. Elles ont également été mises en réseau avec des associations et ONG œuvrant pour la défense des droits des femmes paysannes, renforçant leur capacité d’action collective.
Par ailleurs, ces résultats sont le fruit d’un processus continu de renforcement des capacités des participantes en matière de droits des paysans, d’enjeux liés au changement climatique, ainsi que de stratégies et techniques de plaidoyer. Un agenda politique fondé sur les recommandations issues des participantes a ensuite été élaboré. Aujourd’hui, ces femmes rurales disposent des connaissances et des outils nécessaires et se sentent prêtes à participer aux prochaines assises.
« Dans la prise de parole, nous avons gagné en assurance pour exprimer nos opinions, notamment à travers des interventions radio, et nous nous sentons désormais prêtes à faire entendre nos voix lors des assises régionales et nationales. », témoigne une bénéficiaire de la région Analamanga.














