Antananarivo, 2 Février, 9h55 – Une énorme ardoise à effacer. Les arriérés de la Jirama vis-à-vis de ses fournisseurs du secteur privé tournaient autour des 400 millions de dollars en 2024. Ces arriérés incluent les coûts du carburant et de l’énergie que doit la compagnie nationale d’eau et d’électricité à ces opérateurs, selon ce qui est rapporté dans le Pacte énergétique national pour Madagascar.
Les producteurs indépendants d’électricité (IPP) sont parmi ceux qui souffrent de retards de paiement de la part de la Jirama. Et ce, bien que le Gouvernement se soit souscrit à la Facilité régionale de soutien à la liquidité (RLSf) en 2019, afin que les producteurs lui fournissant moins de 50MW aient une assurance qui les protège contre le risque de retard de paiement de la part de la Jirama. Mais comme rapporté dans ce document national, les IPP ciblés continuent de souffrir de ce défaut de paiement.
Une certaine réticence dans la mobilisation des capitaux privés dans la production pour la Jirama est alors signalée, par rapport à la solvabilité de cette dernière en tant qu’acheteur d’électricité. Seule une poignée de sociétés de mini-réseaux avaient été en mesure de mobiliser leurs capitaux, grâce à ce que les autorités qualifient d ‘“approche spontanée”.
Les subventions et financements basés sur les résultats (FBR) du Projet de développement d’accès à l’électricité au moindre coût (Lead) auraient néanmoins contribué à catalyser un marché pour les systèmes solaires domestiques. Ce qui aurait permis aux entreprises de mobiliser des capitaux privés pour soutenir leur croissance à Madagascar.
587 MW sur les 828 MW de capacité installée sur les réseaux de la Jirama sont fournis par le secteur privé. Ce sont les opérateurs privés qui représentent donc près de 70% de cette capacité. Ils fournissent de l’électricité à la Jirama par le biais de contrats d’achat d’électricité (CAE) et de contrats de location.
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