Antananarivo, 10 Décembre, 10h12 – D’énormes arriérés signalés. Le Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) fait de nouveau part du retard du remboursement par l’Etat des crédits de TVA de ses entreprises membres. Le président de ce groupement, Hery Lanto Rakotoarisoa, fait part d’arriérés qui avoisineraient actuellement les 100 milliards d’ariary. Une situation qu’il a exposée, en marge de l’Assemblée générale élective du GEFP, mardi.
Le GEFP se dit fortement mobilisé sur le recouvrement de ces créances que l’État lui doit. Ce groupement rapporte des crédits de TVA dont le remboursement par l’État est en souffrance depuis plusieurs années. Car bien qu’une grande partie de ces arriérés soit déjà réglée, la partie restante est toujours aussi importante, note son président Hery Lanto Rakotoarisoa.
C’est une situation qui n’est pas sans impact. Dans le cadre de la seconde revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC), par exemple, le service du Fonds monétaire international (FMI) avait souligné que les retards importants de paiement par le gouvernement envers le secteur privé pourraient freiner la croissance économique en réduisant les bénéfices des entreprises et en resserrant leurs contraintes de liquidité. Ce qui étouffera ainsi la croissance et l’investissement des entreprises.
Dans l’objectif de réduire les arriérés de crédits de TVA, l’Etat avait avancé dans l’opérationnalisation du traitement électronique ainsi que du remboursement systématique de la TVA via le compte séquestre. Ce compte spécial dédié avait été ouvert au niveau de la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) depuis quelques années. Il devait être alimenté à chaque fin du mois par une proportion de la TVA recouvrée par les services de la direction générale des Impôts (DGI) et de la direction générale des Douanes (DGD).