Le spectre de l’épidémie de Mpox franchit les frontières des Comores. Lors de leur dernier Conseil des ministres, les autorités comoriennes annoncent officiellement l’identification de quatre cas suspects sur leur territoire. Selon le compte rendu officiel publié jeudi, ces “patients”, arrivés en provenance de Madagascar, ont été immédiatement pris en charge. Afin de limiter tout risque de propagation communautaire, ils ont été placés à l’isolement au Centre hospitalier régional CHR de Sambakouni
Selon les informations communiquées, les réactifs nécessaires au dépistage et à la confirmation des cas sont déjà disponibles sur place, permettant une réponse rapide et adaptée. Les autorités appellent l’ensemble de la population à respecter rigoureusement les mesures de prévention collective et individuelle déjà en vigueur, et à redoubler de vigilance face à cette maladie virale.
Les rumeurs relatives à la présence de cas suspects de Mpox ont circulé aux Comores via les réseaux sociaux depuis plusieurs jours, si l’on en croit La Gazette des Comores. L’alerte avait été donnée par un volontaire du Croissant-Rouge. Un médecin interrogé par le journal a ensuite confirmé la présence de patients présentant des symptômes suspects potentiellement liés à la Mpox au sein du CHR. “Ces patients présentent des signes caractéristiques de la maladie bien que les tests de confirmation n’aient pas encore été réalisés”, confie le médecin au journal. Dans son édition du 21 janvier, La Gazette des Comores rapporte encore que l’hôpital était “en attente des réactifs commandés pour effectuer les tests cette semaine et déterminer un diagnostic clair”.
Depuis la détection des cas Mpox à Madagascar, les autorités comoriennes ont renforcé leur mesure de vigilance. Elles ont imposé un certificat médical obligatoire pour tout voyageur en provenance de la Grande île. Une mesure mise en place depuis le 7 janvier dernier. Ce document, délivré par une autorité sanitaire compétente, doit dater de moins de cinq jours avant le départ sous peine de se voir refuser l’embarquement ou l’accès au territoire comorien.














