Antananarivo, 30 Juillet, 6h30 – Madagascar propose une nouvelle fois ses solutions pour l’Afrique. Après le Covid Organics, le ministre de la Santé publique, le Pr Zely Arivelo Randriamanantany, annonce la production par la Grande île de médicaments antipaludiques, d’ici quelques temps. Des produits qui devraient être vendus à un prix abordable pour tous les Africains, avance-t-il. Un projet qu’il a partagé lors d’un panel dans le cadre de la Semaine de l’industrialisation de la SADC ce mardi.
“Nous sommes à pied d’œuvre là-dessus”, lance le ministre Zely Arivelo Randriamanantany. Il fait part des difficultés pour plusieurs pays africains à se procurer des ACT, ces médicaments à base d’artémisinine pour la lutte contre le paludisme, avec notamment l’arrêt des activités de l’Agence des États Unis pour le développement international (Usaid).
Ce membre du gouvernement parle de “régionalisation” avec cette démarche de produire pour satisfaire son propre besoin et ceux des autres pays. “Pourquoi acheter ailleurs quelque chose que nous pouvons produire à Madagascar. Nous devons tous avoir cet esprit-là pour faire en sorte que nous ne serions plus à la traîne”, souligne-t-il alors.
En 2020, alors que le monde était en pleine pandémie de Covid-19, le président de la République Andry Rajoelina avait déjà annoncé la volonté de Madagascar de lancer une production à grande échelle d’Artemesia mais aussi une usine de transformation de cette plante médicinale. A l’époque, il avait indiqué que ce produit pourrait accélérer le développement de la Grande île qui dispose du plus grand stock dans le monde. Il avait notamment évoqué une production pouvant aller jusqu’à 3 000 tonnes par an. “Nous allons encourager les Malgaches à planter de l’Artemesia”, avait-il notamment déclaré à l’époque.














