Antananarivo, 31 Juillet, 8h13 – Les auteurs du multiple meurtre survenu vendredi matin dans le village d’Ambohitriniandriana, commune rurale d’Ambolotarakely, district d’Ankazobe pourraient être des gens bien connus des habitants de la localité. C’est du moins la thèse privilégiée par les forces de l’ordre venues sur place depuis vendredi. Samedi, le ministre de la Défense nationale a laissé entendre qu’il pourrait s’agir d’un acte de vengeance perpétré contre les populations qui ont aidé l’armée à lutter contre les « dahalo », voleurs de bétail, dans la région.
Le général Richard Rakotonirina dans une déclaration vidéo publiée par le ministère rappelle qu’une opération anti-dahalo avait été menée dans la région par les militaires de la zone de défense et de sécurité qui couvre cette zone. « Cela a été un succès parce que des zébus ont pu être restitués [à leurs propriétaires] et des ‘dahalo’ ont pu être arrêtés », souligne-t-il. Il suppose que ce qui s’est passé vendredi dans le village d’Ambohitriniandriana constitue la vengeance des dahalo.
Vendredi matin, 32 personnes sont décédées, brûlées vives par des ‘dahalo’ qui les ont regroupées dans trois maisons auxquelles ils ont mis le feu. « Ces dahalo sans foi ni loi ont brûlé même des femmes et des enfants », s’indigne le général Richard Rakotonirina, à la tête d’une délégation des Forces armées venue sur place. Trois autres personnes blessées ont été prises en charge pour des soins, une à l’hôpital Ravoahangy Andrianavalona à Antananarivo, deux autres au centre hospitalier de référence de district d’Ankazobe.
Les recherches et les poursuites des assaillants ont commencé depuis vendredi. « Elles vont commencer ici, dans ce village, avant de s’étendre dans les villages environnants », précise le général Andry Rakotondrazaka, commandant de la Gendarmerie nationale. Le ministre de la Défense nationale évoque l’envoi des avions de l’Armée pour participer à la traque.
Photo : Ministère de la Défense nationale














