Antananarivo, 1er Août, 14h35 – Les enquêtes sur le drame d’Ambolotarakely Ankazobe avancent à grand pas. Certains auteurs présumés de l’attaque qui à causé la mort de 32 personnes vendredi dans le village d’Ambohitriniandriana dans la commune rurale d’Ambolotarakely sont identifiés, indiquent les enquêteurs. Cette identification a pu être réalisée suite à l’arrestation de trois villageois soupçonnés d’être les complices des bandits samedi dernier, explique le Colonel Jocelyn Randrianarijaona, commandant de la circonscription interrégionale de la gendarmerie nationale d’Antananarivo, joint au téléphone ce lundi. « Nous sommes en pleine enquête, nous avons déjà à peu près identifié les criminels et nous essayons de les localiser actuellement », précise l’officier supérieur.
Selon les précisions apportées par le général Zafiny Ibramdjee, responsable de la communication auprès de l’Etat Major de l’armée, « la localisation des auteurs a été révélée par les suspects arrêtés ». L’opération militaire pour les capturer est en cours, poursuit-il sans plus de détails. Il rappelle néanmoins que « les forces militaires terrestres et aériennes restent pleinement mobilisées pour l’opération ».
La thèse d’une vengeance des dahalo à l’encontre des villageois, avait été avancée par le ministre de la Défense nationale, le général Richard Rakotonirina, samedi. A entendre le membre du gouvernement, une opération anti-dahalo avait été récemment menée dans la région par la Zone de défense et de sécurité de l’Ikopa, entraînant l’arrestation de nombreux ‘dahalo’ et la restitution de nombreux zébus. L’attaque du village d’Ambohitriniandriana aurait ainsi été menée par les dahalo en représailles contre les populations qui ont soutenu les forces de l’ordre durant cette opération.
Photo : Ministère de la Défense nationale














