Antananarivo, 13 Novembre, 17h05 – Quinze décès en deux affrontements sur une journée dans le district de Mahabo. Le bilan d’une opération de poursuite engagée par la gendarmerie contre un groupe de 60 hommes soupçonnés d’avoir attaqué le village de Saronanala, commune d’Ankiliabo, district de Mahabo est lourd. Un gendarme, trois civils dont une femme et 11 suspects sont tombés dans les affrontements consécutifs à cette course-poursuite.
Selon les informations données par la gendarmerie, les assaillants étaient environ une soixantaine. Ils auraient attaqué le village jeudi, et seraient repartis avec 127 bovidés. « Ils ont aussi pris six femmes en otage », indique encore la gendarmerie dans un communiqué. Alertés de l’attaque, gendarmes et militaires affectés dans la localité se sont tout de suite lancés dans la poursuite des 60 hommes.
Selon le compte-rendu de la gendarmerie, un premier affrontement a eu lieu dans un village appelé Andranomandevy, commune rurale de Befotaka. Bilan rapporté : un gendarme tombé, trois civils, dont l’une des six otages, tués, et deux hommes venant du groupe des présumés dahalo. Aucune arrestation sur cette première altercation. Les suspects ont encore pu s’enfuir et la poursuite a repris, souligne le récit.
« La poursuite a été particulièrement dure », rapporte encore le communiqué de la gendarmerie. Des renforts sont alors venus : l’Etat-major des Armées a envoyé un hélicoptère tandis que les gendarmes du Centre d’aguerrissement opérationnel (CSAO) de Malaimbandy sont venus prêter mains fortes aux éléments.
Un deuxième affrontement intervient dans un fokontany appelé Patifaty, commune rurale de Befotaka. Le bilan des gendarmes fait état de neuf autres suspects qui tombent sous les balles des gendarmes. Les cinq otages restant ont pu être sauvées, les 127 zébus récupérés, précisent-ils. « Les noms de dahalo qui ont commis cette attaque sont tous connus », indique également la gendarmerie. « Les militaires et les gendarmes ne cesseront de les traquer jusqu’à les arrêter », poursuit-elle dans son communiqué.
Photo : Gendarmerie nationale














