Antananarivo, 19 Janvier, 16h15 – De grosses pointures attendues. Ils sont déjà trois acteurs mondiaux de satellite à avoir répondu à l’appel d’offres international de l’Autorité de régulation des technologies de communication (Artec) sur l’établissement et l’exploitation de réseaux publics de communication par satellite à Madagascar. Deux d’entre eux sont déjà en train de remplir les prérequis leur permettant d’opérer au pays. Le ministère du développement Numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT) tranchera sur l’attribution de leur licence au mois de mars, indique le ministre Tahina Razafindramalo lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi.
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Le ministre Tahina Razafindramalo s’est, pour le moment, abstenu de livrer l’identité de ces opérateurs intéressés qui investissent à Madagascar. Il a néanmoins indiqué que l’un d’entre eux est un acteur très connu, qui était dans la Fintech à la base, et qui a ensuite investi dans les satellites ou encore dans l’énergie. Pour ce membre du gouvernement, seuls les opérateurs qui ont les moyens peuvent exploiter les réseaux publics de communication par satellite, si on en considère que le coût de maintenance de leurs équipements, les logiciels pour les gérer ou encore les moyens pour assurer la qualité de service.
Le MNDPT se dit également très exigeant par rapport au respect du modèle de cahier des charges qui était imposé à ses opérateurs. Au-delà des conditions techniques pour le temps de réponse ou la qualité de services, il faut que l’opérateur s’implante d’abord à Madagascar et s’enregistre en tant que société au niveau de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), insiste le ministre Tahina Razafindramalo. « Il faut que ces opérateurs soient installés à Madagascar pour qu’ils paient leurs taxes et leurs impôts au pays », explique-t-il.
L’enjeu est de taille, selon le ministre des télécommunications. Les opérateurs satellites peuvent couvrir tout Madagascar sans avoir à installer un seule kilomètre de fibre ou un seul site. Leurs services présentent des avantages de coût, d’accessibilité et de rapidité. Le MNDPT souligne d’ailleurs dans le Plan stratégique du numérique (PSN) 2023-2028 que la communication par satellite se révèle essentielle pour étendre la connectivité dans les zones reculées où l’infrastructure terrestre est limitée. Elle permet de dépasser les obstacles géographiques et donc améliorer l’accessibilité à l’Internet et aux services en ligne, expose le ministère dans le plan national.
Photo : Pixabay














