Antananarivo, 19 Juin, 7h55 – Madagascar recense 275 entreprises franches (EF) opérationnelles. 231 de ces entreprises sont implantées dans la région Analamanga. La seule région, en dehors d’Analamanga à en disposer une dizaine, c’est Vakinankaratra. Diana en abrite neuf, Atsinanana en enregistre huit tandis que six entreprises franches sont implantées dans la région Boeny. Le nombre des entreprises franches dans les autres régions varie de zéro à trois d’après les chiffres arrêtés par l’Economic development board of Madagascar (EDBM) au mois de juin de cette année.
Sur ces 275 entreprises franches opérationnelles, 76% d’entre elles, soit 208, sont des Entreprises industrielles de transformation (EIT). 18% sont des Entreprises de service (ES), 4% des Entreprises de production intensive de base (EPIB) et 2% des Entreprises de promotion et d’exploitation (EPE), détaille l’agence national de promotion des investissements.
Actuellement, les membres du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) créent environ 100 300 emplois, dont 70 300 dans la branche textile. 18 357 emplois générés par ce groupement sont dans le secteur des Technologies de l’information et de la communication (TIC). Elles ont également créé 3 880 emplois dans l’agribusiness et 7 755 emplois dans d’autres secteurs.
Des défis majeurs liés à la compétitivité de ces entreprises sont cependant soulevés par l’EDBM. Cette agence souligne, entre autres, le renforcement de la stabilité et de la prévisibilité de l’environnement des affaires. Il y a également le développement des infrastructures ainsi que la main d’oeuvre et les talents adaptés aux compétences techniques requises. De même pour la maîtrise des coûts des facteurs ou encore le soutien à l’innovation.
D’autres points sont également à considérer, comme l’assainissement du secteur. Il est indiqué qu’un Task Force pour cet assainissement avait été créé au premier trimestre de cette année. L’administration douanière fait également part de la mise en place d’un service de suivi et de contrôle des Zones et entreprises franches (ZEF) en vue d’assainir le secteur face à la recrudescence des abus sur l’utilisation de ce régime.
Ce sujet avait déjà été abordé lors d’un dialogue public-privé entre le GEFP et la direction générale des Impôts en 2021. A l’époque, l’existence de 300 entreprises qui jouissaient du régime zone franche mais qui ne se pliaient pas aux obligations pour continuer d’en bénéficier, avait été débattue. La relance de l’adoption du décret abrogeant l’agrément de ces « fausses entreprises franches » avait été discutée à l’époque.














