Antananarivo, 30 Octobre, 20h07 – Le tourisme médical comme « nouvelle impulsion pour le développement de Madagascar ». Le Forum national des investissements pour l’émergence de Madagascar a été l’occasion pour les autorités de présenter un projet dans lequel la Grande île peut gagner au change : celui de faire venir sur la Grande île des personnes en quête de soins et/ou de bien-être. A en croire le professeur Zely Randriamanantany, Madagascar a les ressources pour développer des produits en ce sens et d’en tirer profit. Il reste à trouver les investisseurs pour mettre de l’argent sur ces projets, estime-t-il, sensibilisant d’abord les investisseurs nationaux avant de faire appel aux investisseurs étrangers.
Pour lancer ce nouveau produit, « deux hôpitaux aux normes internationales seront construits à Nosy-Be, capitale du tourisme, et à Tana-Masoandro, une nouvelle où l’on trouvera des technologies de dernier cri », indique le ministère de la Santé publique. « Le terrain est déjà sécurisé à Tana-Masoandro et à Nosy Be, le ministère dispose déjà d’un terrain de un hectare » pour lancer les travaux, souligne le Pr Zely Randriamanantany lors de son intervention au premier jour du Forum national pour l’émergence de Madagascar.
Côté ressources humaines, le ministre en charge de la Santé publique assure que Madagascar dispose des spécialistes nécessaires depuis que Madagascar a lancé en 1996 un programme de formation de spécialistes. « 80% des ressources humaines sont prêtes et il ne reste plus qu’une ou deux spécialités à développer », indique-t-il. Ce qui manque, ajoute-t-il, « ce sont les plateaux techniques pour délivrer certains soins ». C’est notamment pour la mise en place de ces plateaux techniques que les investisseurs sont sollicités.
A entendre, le Pr Zely Randriamanantany, les deux hôpitaux compteront 500 lits en tout. « Et si ces lits sont occupés à 100%, Madagascar peut accueillir jusqu’à 30.000 personnes, et avoir des revenus annuels de 150 millions de dollars par an, sachant qu’un touriste médical peut dépenser jusqu’à 6.000 dollars pour son séjour », précise encore le ministre.
Les offres que Madagascar entend proposer en matière de tourisme médical sont de trois catégories. Dans la catégorie soins qui vise l’hospitalisation, divers « services répondant à des besoins mondiaux comme la chirurgie esthétique, la médecine de sport de haut niveau, et les soins odontologiques » seront proposés, indique le ministère. Mais ministre évoque également des services de transplantation d’organes et de procréation médicalement assistée.
Les deux autres catégories portent sur les cures thermales et sur le tourisme « bien-être ».Trois sites sont déjà identifiés pour offrir de la thalassothérapie, précise le Pr Zely Randriamanantany qui parle d’Antsirabe, d’Ifanadiana (Ranomafana) et de Bezaha.
A l’issue de deux jours de réunion à Ivato, un investisseur indien a signé un protocole d’accord avec le ministre du Tourisme en vue de la construction d’un hôpital à Madagascar.














