Antananarivo, 24 Octobre, 9h45 – Le rapport Global Investment Risk and Resilience Index 2025, publié par Henley & Partners et AlphaGeo, dresse un classement mondial des pays selon leur niveau de risque et leur capacité de résilience face aux crises économiques, politiques et climatiques. Madagascar y obtient un score de risque total de 45,73 sur 100, et un score de résilience de 33,97 sur 100, ce qui le place au rang de 196e sur 216 pays.
Dans cette évaluation, un score de risque plus bas est synonyme de stabilité, tandis qu’un score de résilience plus élevé reflète la capacité d’un pays à rebondir après un choc. Ces résultats situent la Grande Île dans la moyenne inférieure du continent africain.
Pour Madagascar, ces chiffres traduisent une vulnérabilité structurelle persistante malgré des atouts notables. Le pays reste confronté à des faiblesses institutionnelles, à un déficit d’infrastructures et à une dépendance élevée à certains secteurs comme l’agriculture et les matières premières. Ces éléments augmentent son exposition aux risques économiques et environnementaux.
Toutefois, la note de résilience montre aussi un potentiel d’amélioration, notamment grâce aux réformes engagées dans le domaine de la gouvernance économique et à la montée progressive d’investissements dans l’énergie, le tourisme et les infrastructures.
Les implications économiques de ce classement sont multiples. Pour les investisseurs étrangers, Madagascar demeure un environnement où les opportunités existent, mais où les risques doivent être soigneusement évalués. Un score de risque supérieur à 40 indique que le pays nécessite encore un encadrement solide et des garanties de sécurité juridique et politique avant de pouvoir attirer massivement des capitaux. À l’inverse, un renforcement de la résilience, soutenu par des politiques publiques plus stables et une meilleure gestion des ressources, pourrait faire de Madagascar un marché plus attractif à moyen terme.
Enfin, ces résultats doivent être perçus comme un signal d’alerte et un levier d’action pour les autorités. Ils invitent à accélérer les réformes structurelles, à moderniser les infrastructures, à renforcer la transparence et à soutenir la diversification de l’économie. En utilisant ce type d’indice comme outil de pilotage, Madagascar pourrait améliorer son image auprès des investisseurs internationaux et gravir les échelons dans les prochaines éditions du classement.














