Antananarivo, 17 Avril, 9h45 – Le décret sur la Mise en comptabilité des investissements avec l’environnement (MECIE) est souvent craint. C’est un fait exposé par le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Fontaine. Et pourtant, ce décret qui fixe les règles et procédures de l’évaluation environnementale et sociale d’un investissement est loin d’être “un frein au développement”, selon ce qu’a exposé ce membre du gouvernement durant la présentation de ce texte qui a fait l’objet de révision, ce mercredi.
“Le décret MECIE est habituellement perçu négativement par certains acteurs du secteur public et du secteur privé. On le perçoit comme un facteur qui va retarder les projets ou qui va contraindre à des coûts supplémentaires”, rapporte Max Fontaine. Selon ce ministre, les règles et procédures qu’imposent ce texte pourraient être exigeantes, mais elles aideront les investisseurs à se concentrer dans la réalisation d’une étude d’impact environnemental et social bien faite. “Il permettra sur le long terme aux investisseurs d’éviter certains pièges ou d’avoir une certaine avance sur leurs concurrents”, soutient-il.
Le décret Mecie qui était à sa cinquième mise à jour, devra assurer un développement économique durable et inclusif, en garantissant la transparence et la participation active du public dans la prise de décision environnementale. Sa révision avait suivi une approche participative, impliquant l’ensemble des parties prenantes à travers des consultations nationales et régionales.
Des améliorations stratégiques ont pu être introduites dans ce nouveau décret. C’est le cas par exemple de son alignement avec les normes internationales ou le renforcement des mécanismes de suivi et de contrôle. Il y a également l’introduction de l’Evaluation environnementale et sociale stratégique (EESS) qui est un outil permettant d’intégrer les enjeux environnementaux en amont des décisions de politiques, de plans et de programmes. D’autres points essentiels, comme l’implication renforcée des parties prenantes dont les communautés ou la société civile, y sont également tenus en compte.
Ce nouveau décret sur les évaluations d’impact environnemental pour remplacer le décret de 2004 relatif à la Mise en compatibilité des investissements avec l’environnement figurait par ailleurs parmi les mesures de réformes proposées au titre du programme sur la Facilité sur la résilience et de la durabilité (FRD) avec le Fonds monétaire international (FMI). Il devait s’accompagner de l’adoption et la publication des critères de hiérarchisation et de sélection des projets d’investissement, comprenant des éléments liés au changement climatique.
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