Antananarivo, 28 Février, 7h30 – La marche comme « moyen de transport » de la grande majorité des Tananariviens. 70% d’entre eux recourent à ce « mode de locomotion », indique l’ambassadeur de France, Arnaud Guillois, lors de la signature d’une convention de financement d’un programme d’actions et de financements en faveur de la mobilité douce dans la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA), ce lundi.
Cette estimation semble conforter la proportion avancée par la Banque mondiale dans son étude sur le transport et la mobilité qui soutient que la moitié des habitants du Grand Antananarivo se contentent de marcher pour se rendre au travail. Ils n’utilisent pas les transports en commun, à cause d’un problème d’accessibilité financière pour certains ou parce que d’autres vivent tout simplement dans des zones non desservies et éloignées et qui n’ont pas accès aux services de transport.
Des actions en faveur non seulement des piétons mais également des cyclistes vont ainsi être engagées. Le diplomate français Arnaud Guillois a fait remarquer que les infrastructures piétonnières sont insuffisantes, ou sont occupées soit par des marchands, soit par des véhicules en stationnement. Les infrastructures cyclables sont aussi très insuffisantes, voire inexistantes, ajoute-t-il.
La CUA, avec l’appui du pouvoir public, a donc travaillé sur ce projet sur la mobilité douce, qui est financé à hauteur de 10 millions d’euros par l’Agence française de développement (AFD). Il s’agit d’une subvention de 8,3 millions d’euros rétrocédée à la CUA, une subvention directe de 1,2 millions d’euros entre l’agence française et l’organisation GRET et 500 000 euros de subvention accordée à un bureau d’études spécialisé.
Le projet s’articule autour de trois composantes principales, dont la première consiste à sécuriser et à développer la mobilité douce-planification de la mobilité urbaine. Il s’agit concrètement d’élargissement de trottoirs, de création d’itinéraires cyclables, de sécurisation des abords des établissements scolaires et des zones piétonnes ou encore l’amélioration par des travaux de voirie des zones d’attentes de taxibe.
La deuxième composante consiste au renforcement des capacités de la CUA, pour lequel une mission d’assistance technique est prévue. Et la troisième composante concerne le développement de pépinière urbaine.
Pour la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, la réalisation du projet vise à améliorer d’une manière durable les conditions de vie de la population de la Capitale. « Les travaux, qui consistent à sécuriser les citadins utilisant la mobilité douce, vont non seulement contribuer à limiter les effets néfastes du réchauffement climatique mais vont également permettre d’accroître la qualité de vie pour la santé de tous », explique-t-elle.














