Antananarivo, 19 Octobre, 7h45 – “Il est temps de changer de paradigme”. Le Syndicat des industries de Madagascar (SIM) appelle à une “véritable réforme”, à l’heure où la branche de production nationale serait, selon cette association professionnelle, lésée par les importateurs. Car c’est une situation qui étouffe progressivement l’industrie malgache mais qui dévalorise également la production locale, d’après ce qu’a exposé ce groupement ce samedi.
Le SIM estime que les politiques publiques de soutien à l’industrie ne sont pas encore suffisamment solides pour garantir une véritable pérennité au secteur. Or, l’industrie est “la colonne vertébrale de notre souveraineté économique et sociale”, note le président de ce groupement, Tiana Rasamimanana. “Chaque usine, chaque ligne de production, chaque emploi industriel crée une valeur réelle. Elle fait vivre des familles, soutient nos agriculteurs, forme nos jeunes et alimente les recettes de l’Etat”, note-t-il.
Tiana Rasamimanana déclare donc qu’il est temps de changer de paradigme car “la refondation de Madagascar ne se fera pas sans la force de son industrie”. Un changement radical de la politique économique, axée sur la priorité nationale est alors préconisé. Elle devrait tendre vers des politiques publiques solides et fiables pour assurer la pérennité et la stabilité des industries, la valorisation du savoir-faire local, et l’encouragement au patriotisme économique.
Pour le SIM, la véritable réforme consiste entre autres à valoriser et à prioriser le savoir-faire national et à sensibiliser la population malgache à l’appréciation et au respect des produits “Vita Malagasy”.














